« Enola Holmes » est un film d’enquête réalisé par Harry Bradbeer et sorti le 23 septembre 2020 sur la plateforme de streaming Netflix.

Enola Holmes décide de partir à la recherche de sa mère, qui a disparu en lui laissant une piste à suivre. Dans le même temps, elle doit gérer le retour de ses deux frères : Mycroft et Sherlock, ainsi que sa rencontre avec le Lord de Tewsbury.

Le casting est composé de Millie Bobby Brown (Stranger Things), Henry Cavill (The Witcher), Louis Partridge (Les Médicis : Maîtres de Florence)…

L’histoire est inspiré de la série de roman «  Les Enquêtes d’Enola Holmes » (et plus précisément de « La Double Disparition ») écrite par Nancy Springer en 2007.

Synopsis :

Enola Holmes a été principalement élevée par sa mère suite au départ prématuré de ses deux frères aînés et le décès de son père.

Après la disparition subite de sa figure maternelle, Enola doit contacter sa fratrie afin d’obtenir de l’aide dans sa recherche. Sauf que son tuteur légal, Mycroft, estime que cette dernière n’a pas été correctement éduquée et l’inscrit dans un pensionnat pour lui apprendre les bonnes manières à adopter en société.

Bien aidée par sa capacité à se grimer, la jeune fille s’échappe et, avec l’aide d’un jeune Lord en proie à ses propres problèmes familiaux, se met à enquêter afin de retrouver sa mère.

Avis :

C’est un bon divertissement ! Je suis un grand fan de l’univers de Sherlock Holmes, mais beaucoup moins de la jeune actrice Millie Bobby Brown qui tient le rôle principal de ce long-métrage.

« Enola Holmes » ne déroge pas à la règle de Netflix d’intégrer quelques sujets de société. Je pense notamment à son côté résolument féministe. C’est un parti pris qui se tient et qui est parfaitement justifié par le récit (bien que peu subtil).

L’histoire est intéressante, mais n’est pas si énigmatique que ce qu’on pourrait penser. Il faut savoir que le personnage principal (et lui seul) s’adresse par moment au spectateur. Ce qui peut être assez perturbant au premier abord, beaucoup moins par la suite, même si cela rend le récit moins naturel. C’est assez drôle et bien dosé. La fin est intéressante bien que prévisible sur certains points. Pour finir, on peut s’attendre à de potentielles suites.

La bande originale est de très bonne qualité. Elle a été composée par Daniel Pemberton qui est loin d’être un inconnu dans le monde cinématographique (« Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur », « Spider-Man: New Generation » ou encore « Birds of Prey »).

Côté casting, c’est très propre. Même si je ne suis pas convaincu par la jeune Britannique, celle-ci joue plutôt bien. Pour information, on voit assez peu Henry Cavill et Helena Bonham Carter dans le long-métrage. On aura davantage de scène avec Louis Partridge qui donne parfaitement la réplique à son homologue féminine.

Dernier point concernant la réalisation. J’ai beaucoup aimé. C’est bien rythmé et très nerveux. Le tournage des séquences a eu lieu à Londres, et ça se voit. Cela rend les images authentiques.

À noter que Netflix, ainsi que Nancy Springer sont, entre autres, visés par une plainte déposée par les ayant-droits d’Arthur Conan Doyle concernant les traits de caractères du personnage d’Enola Holmes qui furent introduits par le célèbre auteur dans les années 20 (et donc pas encore librement utilisable sans autorisation préalable). À suivre donc…

Le mot de la fin :

« Enola Holmes » se trouve être un bon film.

Je n’ai pas véritablement été conquis par ce long-métrage. Ça reste basique et assez peu prenant à mes yeux. Je ne dirais pas que je me suis ennuyé, mais je m’attendais à mieux en terme d’enquête et d’énigme. Le récit se concentre essentiellement sur la présentation d’Elona, donc cela se justifie assez bien.

Je suis curieux de voir la suite, si jamais Netflix souhaite exploiter ce bon filon.

Rédacteur : Florent V.

3 commentaires »

  1. Un peu le même ressenti pour ma part. Le film est très focalisé sur l’actrice Millie Bobby Brown (que je trouve contrairement à toi vraiment exceptionnelle de peps, de charisme et de présence. Elle est d’ailleurs productrice du métrage. La mise en scène est très sympa et commence en format comédie avec de jolies trouvailles visuelles reflétant l’esprit de la troisième Holmes… mais se dilue progressivement en une pseudo romande adolescente et toutes les bonnes idées (les suffragettes, l’enquête croisée avec Sherlock…) sont perdues en route. Tout semble vampirisé vers l’unique focale d’Enola et les autres protagonistes se retrouvent totalement creux (… et ça passe mal pour des personnages aussi connus que Mycroft et Sherlock!). Au final comme beaucoup de films Netflix on a un très bon départ et pitchline qui ont du mal à tenir la longueur, comme si tous les netflix movies étaient calibrés pour du moyen-métrage…

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