« Le Diable, tout le temps » est un thriller horrifique réalisé par Antonio Campos et sorti le 16 septembre 2020 sur la plateforme de streaming « Netflix ».

Arvin Russell a vécu des évènements traumatisants dans sa jeunesse. Désormais à la frontière entre l’adolescence et le monde adulte, il se donne pour mission de veiller sur sa demi-sœur et apprend à devenir un homme juste, tout en maîtrisant ses excès de violences face à ses détracteurs.

Tom Holland (Arvin Russell) incarne le personnage principal de ce long-métrage. Il est accompagné par Jason Clarke (Carl Henderson), Robert Pattinson (Le pasteur Preston Teagardin), Bill Skarsgard (Willard Russell), ou encore Sebastian Stan (Lee Bodecker).

Le film dure 2h18 minutes. C’est l’adaptation d’un roman écrit par Donald Ray Pollock publié en 2011. “Le Diable, tout le temps” a été produit, entre autres, par Jake Gyllenhaal Prisoners », « La rage au ventre »).

Synopsis :

Dans la fin des années 50, Williard Russell rencontre Charlotte, une jeune serveuse de l’Ohio. Ensemble, ils décident de former une famille et donnent naissance à un enfant prénommé Arvin. Malheureusement, plusieurs années plus tard, la jeune mère va décéder des suites d’un cancer malgré les divers rituels et sacrifices religieux de son mari. Dans la foulée, l’enfant est confié à ses grands-parents, aux côtés de sa « demi-sœur » dans la ville de Coal River.

En parallèle, un couple d’amoureux s’amuse à humilier, torturer et tuer de jeunes auto-stoppeurs dans le secteur de cette même ville.

Dans sa nouvelle vie, Arvin a grandit et doit désormais s’occuper de sa sœur, Lenora Laferty, très croyante, qui ne cesse de se faire harceler par ses camarades de classe. Mais leur vie « paisible » va être bouleversée par l’arrivée d’un nouveau pasteur. Ce dernier ne semble pas aussi impliqué dans la religion qu’il ne le fait croire… En plus de cela, Arvin n’a toujours pas digéré les circonstances qui l’ont poussé à quitter son village natal quelques années plus tôt.

Mon avis :

Ce long-métrage est dingue ! Je n’ai pas lu l’œuvre originale, mais j’ai l’impression que cette dernière possède une histoire particulièrement fournie et intrigante.

Au niveau de la mise en scène, cela reste assez académique et propre. Rien d’original, mais c’est surtout au niveau du scénario qu’il y a un réel travail d’écriture. Il faut suivre, afin de ne pas se perdre dans les différentes temporalités du long-métrage. Naviguer de 1945 à 1950, jusqu’en 1965… Enfin, un sacré travail de montage. Et heureusement que le narrateur externe est régulièrement présent pour nous replacer dans les différents contextes.

Le récit débute par la présentation de Willard Russell, un vétéran de guerre, choqué par ce qu’il a pu voir pendant ses années de service. Un homme, un vrai. Un dur à cuire qui ne se laisse pas faire et qui n’hésite pas à mener son fils sur SA propre voie. Lorsqu’il apprend l’existence de la maladie incurable de son épouse, il décide de tout tenter afin de la sauver. Il se tourne vers la religion et montre sa foi en récitant de multiples prières. S’ensuivent alors d’horribles sacrifices qui traumatisent son fils à jamais.

Dans le même temps, un couple de psychopathes débute une longue série de meurtres. Carl Henderson est l’investigateur de ces actes et son épouse en est l’appât. À première vue complètement délié du fil rouge principal, celui-ci a bien une importance majeure sur la fin du récit.

L’autre point central concerne la religion. Car, à Coal River, nous faisons la connaissance de deux pasteurs « assez particuliers ». L’un ayant été en service jusqu’aux années 50 (Roy Laferty, père de Lenora). Et l’autre dès 1965 (Preston Teagardin, joué donc par Robert Pattinson). Les deux sont de très bons orateurs. Et les deux ont des intentions en opposition totale avec leur foi. L’un a clairement un « pet au casque » alors que l’autre abuse sans vergogne de ses « croyants ».

Dernier point par rapport à la politique. L’un des protagonistes, agent de police local, souhaite ardemment être réélu dans ses fonctions lors des semaines suivantes. Mais il s’avère que ce personnage (Lee Bodecker joué par Sebastian Stan) est loin d’être un modèle pour ses concitoyens. D’autant plus qu’il se trouve être le frère de Sandy Henderson (Riley Keough), épouse de Carl, tueur d’auto-stoppeurs.

Vous l’avez compris, une sacrée toile d’araignée (et sans référence à Tom Holland, bien sur…) !

Ce long-métrage est stressant, malsain, mais génial. J’ai énormément aimé les prestations de Tom Holland Spider-Man : Far From Home », « The Lost City of Z ») — qui ne cesse d’étoffer son jeu d’acteur — et de Robert PattinsonTenet », « De l’eau pour les éléphants »). Ils montent en puissance dans leurs interprétations à chacun de leurs nouveaux films.

Mais le reste du casting n’est pas en reste (Bill Skarsgard : Le clown de « Ça » / Jason Clarke : « First Man » / Sebastian Stan : « Captain America – Le Soldat de l’hiver » / Riley Keough : « Under the silver Lake » / Haley Bennett : « Opération brothers »…). C’est l’un des gros points forts du film, clairement.

On peut néanmoins pointer du doigt un rythme assez lent pour les moins patients d’entre-nous. Quelques séquences sont gores, mais globalement, cela reste accessible ! C’est un film réussi.

Le mot de la fin :

« Le Diable, tout le temps » est un joli circuit temporel où l’on navigue d’année en année dans les terres du sud des États-Unis. Une ambiance malsaine règne sur Coal River, et ce n’est pas « Arvin Russell » qui nous dira le contraire.

De grosses performances d’acteurs et un scénario à couper le souffle ! Je vous le conseille vivement.

Rédacteur : Florent V.

6 commentaires »

  1. Bon, j’avais déjà très envie de le voir, mais là, j’ai juste envie de tout lâcher pour y aller tout de suite 😂 Il va vraiment falloir que je me programme une soirée !

  2. Bonjour Florent, étant donné que je suis abonné à Netflix depuis juillet, ton article vient à point nommé et j’ai très envie de regarder ce film, j’aime beaucoup le scénario, un grand merci, bon dimanche 😉

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