« Pourquoi je vis » est un téléfilm biopic réalisé par Laurent Tuel et diffusé le 07 septembre 2020 sur TF1.

Il nous retrace la vie de Grégory Lemarchal, un jeune homme atteint de la mucoviscidose qui est devenu une véritable icône de la chanson française.

Mickaël Lumière interprète le personnage principal de ce récit. Il est accompagné par Arnaud Ducret et Odile Vuillemin. Le téléfilm est décomposé en deux parties. La première nous décrit la vie du jeune homme, de sa naissance à sa participation dans le télé-crochet de TF1. Avec en fil rouge, sa vie dans le château après sa sublime prestation de la chanson de Daniel Balavoine « SOS d’un terrien en détresse ». Ensuite, on vit le sacre de l’artiste et son ascension jusqu’à son décès. Pas de fil rouge cette fois-ci. Si ce n’est sa rencontre avec Karine Ferri.

Synopsis :

Grégory Lemarchal est le premier homme à gagner la Star Academy en 2004. Au-delà d’un succès incontestable grâce à une voix hors du commun, c’est son combat contre une grave maladie qui est récompensé. En effet, depuis l’âge de deux ans, il est atteint par un mal incurable : la mucoviscidose. Son espérance de vie est faible et l’homme doit surmonter de gros problèmes respiratoires dans son quotidien. Soutenu par une famille aimante, Grégory réalise son rêve lorsqu’il est retenu pour participer à la Star Academy. Une émission de télé-réalité, véritable école de chant qui a pour but de donner un énorme coup de pouce aux jeunes talents de demain.

De son enfance à sa mort, « Pourquoi je vis » retrace la vie d’un homme courageux et doté d’une force de caractère étincelante.

Mon avis :

« Pourquoi je vis » était un film très attendu. Pour la simple et bonne raison que Grégory Lemarchal est devenu, en quelques années, une icône de la chanson française, un exemple de courage pour un bon nombre de malades et une figure de la lutte contre la mucoviscidose. N’était-ce pas trop tôt pour retracer sa vie ? Seulement quatorze ans après son décès ?

J’ai eu de gros doutes à l’annonce de ce projet, et encore plus après avoir vu les premiers trailers. Je vous rassure, il n’y aucun malaise dans le « film ». C’est maladroit, mais sincère !

On va commencer par l’acteur principal. Mickaël Lumière est d’une ressemblance frappante avec le chanteur. On aurait pu difficilement trouver meilleur interprète. Si le visage du « petit ange » est toujours gravé dans les mémoires collectives, le comédien s’en sort malgré tout très bien. J’ai même pu revoir Grégory par moment. Bluffant ! J’ai beaucoup aimé la prestation de Arnaud Ducret (qui joue le père du chanteur) ! Excellent. Après, rien de déconnant concernant les autres acteurs. Rien d’exceptionnel. La mise en scène est classique. Pas d’éclat non plus de ce côté. La bande originale est en grande partie tirée des morceaux du chanteur. Globalement, c’est moyen. Juste assez pour un téléfilm, mais bien trop juste pour le cinéma…

Oui, il y a des défauts. Mineurs, mais qui prouvent bien que la réalisation n’a pas été soignée à 100 %. Je pense notamment au moment où Grégory, encore adolescent, se retrouve dans un magasin en compagnie de sa mère et qu’il explique vouloir acheter son propre disque dans les bacs. On voit alors des CD d’artistes récents… Idem, dans une voiture, l’acteur roule en direction du domicile des parents de son personnage, et on remarque que le compteur de vitesse ne bouge pas d’un poil. Un compteur de vitesse en rouge fluo ! Mais ce sont des petites choses.

Globalement c’est propre et ça fait le boulot. Les reconstitutions, notamment la période « Star Ac », sont très réussies et crédibles. Par contre, le rythme est assez bizarre. On a du mal à se plonger dans l’œuvre. Personnellement, j’ai dû attendre une grosse heure avant d’enfin être happé par le récit.

Le problème, c’est que j’avais beaucoup trop en tête le visage des différents personnages, tous (ou presque) joués par des comédiens qui leur ressemblaient plus ou moins. Même chose pour les différents événements reconstitués. J’ai tout de même apprécié certaines séquences comme la création de son premier album, la rencontre avec Karine Ferri… Je suis tout de même déçu qu’ils aient souhaité montrer ses derniers moments de vies. Bien entendu, cela reste sobre, mais j’aurais préféré qu’ils terminent sur son dernier moment de gloire à l’Olympia.

Pour conclure, j’ai aimé voir les coulisses de son ascension. Sa maladie est clairement évoquée et reste le sujet central du métrage. Néanmoins, le récit insiste bien sur le fait que Grégory n’a jamais souhaité mettre en avant la mucoviscidose pendant ses années post « Star Ac ». Il a toujours voulu être reconnu par rapport à son talent et son don. On comprend que l’homme était aussi humble que taquin. Qu’il a toujours souffert en silence, sans se plaindre, et a atteint ses rêves par la seule force de la volonté. Le message est bien passé !

Le mot de la fin :

C’est un biopic qui revient de façon très sincère sur la vie de Grégory Lemarchal. Néanmoins, il est bâclé dans sa finition et n’est certainement pas à la hauteur, d’un point de vue cinématographique, de l’artiste. Il souffle le chaud et le froid avec une première heure assez fade, mais une suite émotionnellement plus forte.

Le casting est réussi ! Mais cela reste assez « cheap » sur la mise en scène. Surtout que TF1 était bien présent pour soutenir le projet financièrement. Heureusement, le message est passé. L’association a été mise en avant et c’est le principal !

Rédacteur : Florent V.


2 commentaires »

  1. Bonjour.
    Moi aussi, j’ai regardé le biopic (surtout que j’était un admirateur de Grégory) que j’ai trouvé honnête sans plus. L’utilité d’avoir fait ce filme 13 ans après sa mort, alors que certains pensent qu’il aurait fallu attendre un peu, réside sur le fait que les parents de Grégory ont encore suffisamment d’allant pour êtres les acteurs principaux de l’association et qui de mieux pour entretenir la mémoire de leur fils !!!??? Dans une quinzaine d’années, peut-être ne seront t’ils plus aussi vaillants pour le faire et il délégueront sans doute un peu plus dans l’association Il y a aussi la petite sœur pour prendre le relais. Sans doute sera t’elle la bonne personne pour un projet cinématographique, celui-là !!!???, en tirant les leçons des imperfections du téléfilm. Un dernier point : la Star academy n’était pas une école d’apprentissage du chant, mais une école de perfectionnement. Seuls celles et ceux qui avaient déjà de solides bases sont allés loin dans l’aventure.

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