« Frère des ours » est un long-métrage animé réalisé par Robert Walker et Aaron Blaise. Il est sorti en 2003.

Un jeune homme, transformé en ours, doit parcourir un long chemin afin d’aider un ourson à retrouver sa mère et atteindre le sommet qui lui permettra de retrouver sa forme humaine.

C’est Joaquin PhoenixJoker », « Her ») qui prête sa voix à Kenaï, le personnage principal de ce film animé. « Frère des ours » est le 44ème classique de Disney.

Synopsis :

Kenaï est le benjamin d’une fratrie de trois enfants. Sitka est le frère aîné et Denahi le suit dans la hiérarchie. Chaque habitant du village reçoit une vertu qu’il devra suivre toute sa vie, matérialisé par un totem qu’il garde autour du cou.

Très impatient de connaître le sien, Kenaï est finalement déçu d’en recevoir un qui représente « l’ours de l’amour ». Moqué et en colère suite à une erreur qu’il a commise et qui coûte cher à son peuple, le jeune homme se lance à la poursuite d’un ours afin de prouver sa bravoure. Cet acte va se clore sur un évènement tragique qui déclenche en lui une quête de vengeance. Puni, Kenaï va se transformer en ours. Il devra alors prendre soin de Koda, un ourson à la recherche de sa maman, et atteindre le sommet où « les lumières du ciel touchent la terre ». Mais son périple sera semé d’embûche, traqué lui-même par un chasseur qu’il connaît bien…

Ce long-métrage est difficile à résumer sans spoiler. Il est très spirituel. En effet, celui-ci se situe dans l’univers des Inuits, qui croient en la création des êtres vivants par les esprits. Nous avons donc un film où l’humain est au même niveau que l’animal. Où l’on se rend compte (pour ceux qui en doutaient encore) que le vrai prédateur sur Terre est l’homme.

Mon avis :

À première vue doté d’une histoire basique, « Frère des ours » étonne par sa justesse d’écriture et sa morale. Alors oui, chez Disney, il est essentiel d’apprendre la vie à ses spectateurs… J’en rigole, mais c’est important pour les enfants d’être éduqués et/ou d’avoir un rappel sur certains sujets.

Bref, ici dans « Frère des ours », on va suivre une vision d’un côté humain (Kenaï) et une seconde du côté des ours (et plus globalement, des animaux). Deux points de vue qui s’opposent et qui, paradoxalement, se ressemblent symétriquement.

Concrètement, c’est très émouvant ! Le personnage principal prend connaissance de l’inutilité du concept de la vengeance, qui génère plus de mal de bien. Et que ce mal peut avoir une répercussion grave sur les autres. Notamment Koda, le petit ourson qui le prend pour sa figure paternelle dans l’attente de retrouver sa mère. Leur relation devient fusionnelle et c’est l’enfant qui fait découvrir son monde, de façon innocente, à l’adulte. Et c’est d’autant plus choquant de l’entendre utiliser le mot « prédateur » pour désigner les hommes. À savoir que dans ce film, les animaux se comprennent entre eux, mais ne comprennent pas les humains. Et inversement !

Le début du long-métrage nous est montré sur un format 1,85 (un poil plus large que le 4/3), ce qui est assez surprenant lorsqu’on le lance sur Disney+. Celui-ci passe ensuite en cinémascope (C’est le format de pellicule qui est le plus large) lorsque Kenaï se matérialise en animal.

Comme pour « Tarzan », Phil Collins s’occupe de créer et d’interpréter un bon nombre des morceaux de la bande originale du film animé.

Les dessins sont très beaux sans pour autant être révolutionnaire. Les codes sont respectés. On retrouve une colorimétrie très pimpante et explosive pour les yeux des jeunes enfants. « Frère des ours » est l’une des œuvres de Disney les plus complètes. C’est drôle, triste, joyeux, marquant et émouvant. C’est un pari réussi !

Du côté du doublage français, on a affaire à un mélange entre les cadors du genre et quelques « guests ». En effet, on retrouve les excellents Bruno Choël (Johnny Depp, Ewan McGregor…), Boris Rehlinger (Joaquin Phoenix, Jason Statham…), Damien Boisseau (Matt Damon, Edward Norton…) pour incarner les personnages principaux. Et les duos Kad et Olivier ainsi qu’Omar et Fred pour le folklore..

Le mot de la fin :

Pas le plus beau (graphiquement) des Disney, mais il est l’un des plus marquants et des plus réussis ! « Frère des ours » touche le spectateur en plein cœur avec une sincérité hors du commun. Un film animé à regarder en famille et sans modération.

Rédacteur : Florent V.


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