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« The Eddy » est une série dramatique et musicale créée par Damien Chazelle (La La Land, Whiplash…).

Elle est disponible depuis le 8 mai 2020 sur la plateforme de streaming Netflix.

Le casting est composé d’André Holland (American Horror Story, Castle Rock), Tahar Rahim (Un prophète, Samba) ou encore Leïla Bekhti (Tout ce qui brille, Le Grand bain).

Le format épisodique est composé de huit épisodes d’une durée variant entre 54 et 69 minutes (à savoir que les deux premiers épisodes sont les plus longs, tous deux réalisés par Damien Chazelle)

 

Synopsis du premier épisode (« Elliot ») : 

On découvre la vie d’Elliot, un New-yorkais venu ouvrir son club de Jazz en pleine capitale Française. Avec son associé, Farid, l’américain tente d’insuffler une dynamique positive à son affaire qui peine véritablement à décoller.

Alors qu’il doit gérer l’arrivée de sa fille à Paris, la dépression de sa « chanteuse » et ex-compagne, Elliot découvre que tout n’est pas rose dans les coulisses de « The Eddy » et un événement capital va bouleverser les habitudes du club.

 

 

Mon avis :

Une claque ! 

Je vais en surprendre plus d’un, mais j’ai littéralement été envoûté par ce premier épisode. On se rapproche davantage d’un film comme « Whiplash » (ou même « First Man ») que d’un « La La Land ». Rien n’est superficiel et ça respire le vrai !

Alors que la série est découpée en huit épisodes, tous portant le nom d’un des personnages, c’est Elliot qui est mis en avant pour ce « Pilote ». Aux manettes, un certain Damien Chazelle ! Et, comme on pouvait s’y attendre, c’est époustouflant.

Si vous connaissez le cinéma de l’homme, vous reconnaîtrez sa patte artistique en un fragment de seconde. Le temps de découvrir un premier gros plan sur l’un des personnages, qui semble prendre du plaisir en remplissant son seau de glace, avant de rejoindre la salle du bar dans une ambiance nous rappelant évidemment les virées passionnantes et romantiques de Sebastian (Ryan Gosling) dans « La La Land ».

C’est le début d’une remarquable introduction sous forme de plan-séquence ! Tout au long de l’épisode, l’image est sublimée par le grain de pellicule utilisée par le réalisateur Hollywoodien. La caméra tremble beaucoup (comme sur « First Man ») pour aider le spectateur à s’inclure dans le récit. 

En VF, on distingue une charmante alternance de répliques dans les langues de Molière et Shakespeare. Sans oublier des morceaux de Jazz à couper le souffle. On peut également noter un équilibre parfait entre chaque séquence, bercée soit par la musique ou par un pesant silence selon les circonstances.

En bref, les yeux pétillants de joie, d’amour et de tristesse. Un melting-pot d’émotions qui rendraient fade n’importe quelle série « fast-food » de la plateforme !

 

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Concernant l’histoire (sans spoiler), Elliot semble être un musicien et un compositeur apprécié de ses pairs. Mais il ne possède qu’une idée en tête : séduire le public en présentant des groupes de jazz qu’il juge talentueux. Exigeant, l’américain est néanmoins adouci par son associé, Farid, qui est beaucoup plus relax et protecteur que lui. Ensemble, ils gèrent « The Eddy » d’une main de maître, mais avec un succès qui peine à pointer le bout de son nez. Et les finances ne sont malheureusement pas aux mieux.

Après une dernière contre-performance, et alors qu’Elliot s’apprêtait à débriefer la performance de Maya, sa chanteuse et ex-compagne originaire de New-York, un événement va venir bouleverser ses pensées et mettre en péril son affaire.

En parallèle, l’homme doit gérer le retour de sa fille, Julie, et mettre de l’eau dans son vin afin d’harmoniser ses relations avec son groupe phare…

 

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Ce qu’on peut retenir, c’est que les acteurs sont très bons. On ressent bien les références françaises de l’œuvre, tout en gardant l’origine « US » du personnage principal ! Ce dernier n’est pas doublé et enchaîne les répliques tantôt en Français et en Anglais avec un accent bien de chez lui.

Le début est jouissif, la suite est constructive et les 25 dernières minutes sont douloureuses et tristes.  Une entrée en matière fracassante qui ne doit laisser aucun doute à la performance XXL que Chazelle vient de nous offrir !

En définitive, je n’ai qu’une seule attente : que la suite soit aussi bonne ! 

 

Rédacteur : Florent V.


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