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C’était l’un des moments les plus attendus de l’année. Ce vendredi 3 avril 2020 a vu la mise en ligne de la quatrième partie de la série « culte » de Netflix : La Casa de Papel.

Cette dernière nous avait laissés avec beaucoup de tension et d’enjeu en juillet dernier.

Voyons voir si ces huit nouveaux épisodes ont été à la hauteur de l’événement.

 

Mon avis sur la Partie 1

Mon avis sur la Partie 2

Mon avis sur la Partie 3

 

Récapitulatif de la partie 3:

 

Rio a été localisé, enlevé et torturé par les services secrets d’Espagne. Tokyo a donc sollicité le Professeur afin de l’aider à sauver son être cher. Le cerveau du casse de la fabrique de la monnaie décide donc de réunir la bande afin de s’attaquer de front au problème. Cette fois-ci, c’est la banque d’Espagne qui est visée. Elle détient des secrets d’État ainsi qu’une réserve d’or incommensurable.

L’inspectrice Murillo s’est baptisée Lisbonne, tandis que Monica s’appelle désormais Stockholm. Bogota, Palerme et Marseille remplacent numériquement Oslo, Berlin et Moscou décédés lors du dernier coup.

Du côté de la police, c’est Alicia Sierra qui s’installe comme une négociatrice de choc.

Dans le bâtiment, tout ne se passe pas comme prévu. Mais Rio est finalement libéré, Nairobi subit les conséquences d’une tragique manipulation et Lisbonne est laissée pour morte dans l’esprit du Professeur.

La quatrième partie était donc attendue avec énormément d’impatience…

 

Synopsis de la partie 4 :

 

Alors que Tokyo et consorts essayent de sauver Nairobi d’une mort certaine, le Professeur doit mettre son chagrin de côté afin de tromper la police, toujours à ses trousses, dans le but de poursuivre « le plan ».

En parallèle, Palerme perd le commandement des opérations et est considéré comme un traître par ses compagnons. Une décision qui va avoir des répercussions importantes et tragiques pour la suite des événements. 

Pour terminer, Lisbonne est désormais entre les mains de Sierra. Va-t-elle rester fidèle à son clan ? 

 

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Mon avis (sans spoiler) :

 

Ça alterne le chaud et le froid !

Pour commencer, il est clair que la série porte le sceau de Netflix. Là où tout allait à cent à l’heure dans les parties précédentes (notamment les deux premières), ici ça prend son temps. C’est même un peu mou du genou par moment. Et j’ai bien l’impression que nous avons affaire à beaucoup de remplissage lors de ces huit épisodes.

Concrètement, l’histoire reste intéressante. Les personnages continuent d’être développés et procurent encore plus d’émotions que par le passé. Les quelques séquences d’actions sont d’excellentes qualités (notamment LA fusillade). Mais il faut admettre que la temporalité est plutôt mal gérée. Elle qui était un point fort de l’édifice par le passé s’effrite légèrement ici.

Les personnages secondaires sont insupportables, notamment Arturo Roman qui n’a aucune utilité pour l’histoire principale mise à part servir à égrener les secondes…  Quelques incohérences font même leurs apparitions, ce qui n’est pas réellement l’habitude des scénaristes.

Et, pour ma part, le final est décevant ! Parce qu’on a l’impression d’avoir attendu dix mois pour pas grand-chose chose. Pour un petit chapitre d’un livre… C’est sévère, je vous l’accorde !

 

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Dans les points positifs, on peut relever que cela reste très malin et surprenant.

Le fait de donner de l’importance à un personnage « tertiaire » de la saison précédente est extrêmement bien pensé. Ils ont utilisé, avec beaucoup de justesse, la référence à la saga Alien pour ce nouveau danger inattendu, dangereux et incontrôlable. 

Certains personnages s’étoffent davantage. Je pense notamment à Denver qui deviendrait presque l’un des piliers de la bande. Ou encore à Monica qui prouve que ses peurs initiales étaient finalement bien infondées. Gros point positif aussi sur l’inspectrice Sierra qui prend de plus en plus d’importance jusqu’au final de cette quatrième partie.

Le fait aussi de mettre en avant des sujets qui peuvent encore paraître sensible pour certains.

Pour terminer, il faut également souligner une atmosphère toujours aussi bien retranscrite dans certaines séquences à couper le souffle (même si les effets spéciaux ne sont pas tous de très bonnes qualités).

 

Pour résumer :

Netflix possède une poule aux œufs d’or et ne compte pas la brader. Cela se ressent dans cette quatrième partie qui traîne en longueur sans être finalement indispensable à l’histoire.

Si certaines séquences restent jouissives, j’ai été déçu par le final. Je n’en dis pas plus, mais j’ai du mal à cautionner l’aspect désormais industriel de l’œuvre.

Un bon divertissement, mais plus du tout iconique ! Était-il temps de lui dire « Bella Ciao » ?

 

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L’avis de Thibault (Il y a des spoilers) :

 

Pffff quel gâchis, quelle perte de temps! Alors vous allez peut-être me trouver dur et exigeant, mais vu l’attente et la hype autour de cette série mon jugement est normal ! 

La Casa de Papel fait partie de ces séries qui auraient dû s’arrêter à leur histoire initiale (un peu comme 13 reasons Why) avec un postulat de base et un scénario bien ficelé et rondement mené. Enfin ça… c’est jusqu’à ce que le géant Netflix assoiffé d’argent ne se rende compte du potentiel de son poulain et se mette à l’exploiter en l’usant jusqu’à la moelle! 

Quel dommage. La Casa de Papel, à la base, c’est un braquage (partie 1&2) point barre. Cette seconde saison n’a aucun intérêt, la série se répète. On repart sur un braquage, on reparle de tunnel. Des rebondissements en veux tu en voilà, mais par la grâce de Dieu le professeur avait tout anticipé, tout ! Exactement tout ! On retrouve les mêmes ficelles, une inspectrice avec du caractère et une situation personnelle délicate, un chef aux commandes débordé, colérique et autoritaire, Arturo aussi détestable que dans la première saison… Mais pourquoi personne ne le tue ? 

Et tout ça pour faire quoi ? Rien du tout. La série en partie 4 fait du sur place… Ils étaient en guerre en fin de partie 3 avec Nairobi qui va mourir ? Bah la seule différence c’est que Nairobi est bel et bien morte et que Raquel est sauve ! À côté de cela, nous n’avons rien de plus à se mettre sous la dent. C’est plaisant. Il y a beaucoup d’action et l’intrigue est bien menée mais la série ne me surprend plus et fait office de passe-temps de confinement plus que d’un visionnage avec un intérêt particulier. Et Berlin dans les flashbacks… Il a beau être l’un de mes personnages préférés en saison 1, il n’est là que pour le fan service. 

Pour conclure, je dirai que là où les deux premières parties m’ont scotché et captivé, cette saison 2 m’a simplement diverti de façon agréable pendant deux jours ! 

À vous les studios !

Rédacteur : Florent V.


7 commentaires »

  1. J’ai pensé directement à Matrix lors d’un épisode mdr….
    Et je ne sais pas si t’as remarqué mais chaque épisode évoque un sujet :
    la transexualité, le rejet, la mort, le viol….
    Comme si ça devait remplir un cahier des charges…..
    Bref, j’ai pas du tout accroché.

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