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« Snowpiercer » est un film de science-fiction réalisé par Bong Joon-ho et sorti en 2013.

Suite à une expérience scientifique ratée, la Terre est plongée dans une nouvelle ère glaciaire mortelle pour l’humanité. Les quelques humains restants survivent dans un train gigantesque qui fait perpétuellement le tour du monde. Mais après 18 ans de promiscuité, certains habitants se révoltent et bousculent la hiérarchie sociale.

Chris Evans (Captain America, Opération Brothers) incarne le rôle principal. Il est accompagné par Jamie Bell (Rocketman, Billy Elliot), Tilda Swinton (Docteur Strange, Le Monde de Narnia) ou encore l’inamovible acteur fétiche du réalisateur : Song Kang-ho (Murder memories, Parasite).

 

Synopsis : 

Le réchauffement climatique est un énorme problème. Suite à une catastrophe atmosphérique survenue en 2014, seul le « Snowpiercer » fait encore « vivre » le paysage de glace. À l’intérieur de ce train, les derniers humains sont divisés par catégories sociales. Alors que les personnes aisées profitent d’un confort et d’un luxe inégalable, la population dans le wagon de queue bénéficie de conditions de vie catastrophique.

Curtis, l’un des leurs, souhaite désormais mener une rébellion afin de guider les siens à la liberté avec l’aide de Namgoong Minsu, un curieux ingénieur Coréen…

 

 

Mon avis : 

Très intéressant, ne serait-ce que dans son message politique. Boo Joon-ho aime donner son avis sur la clivance sociale. L’histoire est inspirée d’une série de bande-dessinées éponymes (Le Transperceneige) de Jean-Marc Rochette « Cocorico ».

Le long-métrage commence avec un mini court-métrage animé (Coréen) sur les origines du « Black-out » terrestre et sur la création du « Snowpiercer ». C’est surprenant, mais parfaitement utile pour la bonne compréhension du scénario.

L’ambiance globale m’a beaucoup fait penser à « Hunger Games ». Bien sûr, le scénario et les enjeux sont complètement différents, mais on ressent réellement le choc de culture entre ces deux extrémités : « Le chapeau et la chaussure, chacun doit être à sa place ». En soi, ce film ne réinvente pas la science-fiction, ni même les scénarios post-apocalyptique qu’on a l’habitude de voir ces dernières années, décennies. Mais il apporte une vision presque parodique, et surtout de plus en plus en adéquation avec l’actualité,

 

Les points positifs : 

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Malgré ses 2h06 de visionnage, « Snowpiercer » est un long-métrage extrêmement bien rythmé.

L’avantage, c’est que le film est construit comme un jeu-vidéo : par niveau ! En effet, les héros doivent partir de la queue du train pour atteindre le wagon de tête. Ils sont donc confrontés à tout type d’obstacles à chaque nouvelle étape. Et ce qui est super intéressant, c’est que les décors, qui sont assez ternes au début, deviennent de plus en plus colorés, propres et prestigieux. On y découvre donc un écosystème artificiel qui démontre bien que ce « monde » tourne désormais uniquement au travers ce véhicule géant.

Idem, les personnages principaux aperçoivent enfin le jour après de trop longues années dans l’obscurité. D’ailleurs, c’est assez drôle de les voir « fêter » la nouvelle année en pleine bagarre, jouant aussi sur l’isolement des tunnels afin de prendre ou de perdre l’avantage sur leurs assaillants.

Je n’ai pas vu énormément de films de Bong Joon-ho, mais j’ai pu remarquer une volonté de sa part d’intégrer de la légèreté à ses œuvres. Que ce soit dans « Parasite » ou encore  « Memories of Murder », il y a toujours eu de petites séquences cocasses au milieu d’une atmosphère particulièrement sombre et dramatique. C’est le cas aussi, dans une moindre mesure, dans « Snowpiercer ».

Pour terminer, je dois avouer que le final n’est pas surprenant dans sa construction, mais reste réjouissant et impactant.

 

Les points négatifs :

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Franchement, l’énorme point négatif est lié aux effets spéciaux. Dès les premières secondes, on se rend compte de la présence des images de synthèse. Celles-ci sont d’une qualité médiocre et peuvent réellement sortir le spectateur du film. Après, il ne faut pas oublier que l’on est sur une production Coréenne avec de faibles moyens. Les décors intérieurs sont très bons et contrebalancent cet aspect. Mais cela pique tout de même les yeux !

Pareil concernant certaines chorégraphies de combat. Parfois, on a vraiment l’impression que les acteurs ne se touchent pas. Ce n’est pas si dérangeant en soi, mais cela se remarque. D’ailleurs, ces séquences sont en générales assez brouillonnes à cause d’une caméra qui tremble énormément (c’est sûrement volontaire) et qui peut donner le tournis. Vaut mieux ne pas être épileptique.

Pour revenir sur le final, l’un des éléments cruciaux est clairement « téléphoné » et classique dans ce type de construction de film. La surprise n’en est donc pas vraiment une…

 

Conclusion :

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« Snowpiercer » est un bon film post-apocalyptique qui souffre de quelques défauts majeurs. Malgré tout, il se démarque des autres long-métrages de son genre grâce à ses très bonnes idées.

Je vous conseille de le voir afin de découvrir cette ambiance particulièrement dérangeante.

Rédacteur : Florent V.


8 commentaires »

  1. C’est un film qui m’avait profondément marqué. Il est toujours très vivace dans mon esprit. La violence de la situation d’oppression est dérangeante, cruelle, dure à regarder. C’est terriblement cynique.
    Chris Evans est magnifique dans ce film.
    Un film qui vous vrille les émotions, qui pique au vif, qui ne laisse pas indifférent.

  2. Un film qui m’a profondément marqué, tant par le message véhiculé, que par certaines de ses scènes les plus choquantes ! Sûrement l’un de ceux que j’ai préféré, que j’ai d’ailleurs trouvé extrêmement original dans le genre et assez sublime visuellement…

  3. Je trouve personnellement que cette idée de « train de vie » lié à la hiérarchie sociale est assez original dans le paysage SF. Il a en plus la bonne idée de le lier à des enjeux climatiques très actuels. Certes Bong n’invente rien puisque tout est déjà dans la BD de Rochette, mais grâce au cinéma et à sa patte croquignolesque, il donne au récit une double dynamique. Il y a deux mouvements conjugués dans le film : celui du train qui fend la glace, celui des hommes qui remontent le train. J’aime cette idée qui n’aurait pas eu le même élan dans un vaisseau spatial par exemple.

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