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« You » est une série (un thriller psychologique) créée par Greg Berlanti et Sera Gamble. Elle est disponible sur la plateforme de streaming Netflix depuis 2018

Nous allons nous concentrer sur la seconde saison sortie le 26 décembre 2019.

Il met en scène la suite directe de la première saison où Candace, supposée morte, a retrouvé Joe dans sa librairie de New-York.

Penn Badgley est « Joe Goldberg », le personnage principal. Il est suppléé cette fois-ci par Victoria Pedretti (dans la peau de « Love Quinn ») ou encore Jenna Ortega (qui interprète Ellie Alves)…

 

Résumé de la saison 1 (Spoilers) :

Dans une librairie de New-York, Joe Goldberg tombe sous le charme de Guinevere Beck, une jeune et séduisante écrivaine. Après être entré dans sa vie privée de façon totalement illégale, l’homme parvient à la séduire au prix d’actes irréparable.

On apprend que ce n’est pas la première fois que Joe utilise ce type de méthode pour arriver à ses fins. Lorsqu’il est démasqué par la jeune femme, il décide de la tuer et de retourner à une vie beaucoup plus paisible. Sauf que l’une de ses anciennes victimes s’avère être encore en vie et plus que motivée à se venger.

Mon avis sur : You – Saison 1

 

Synopsis de la saison 2 (sans spoiler) :

Après le retour de Candace, Joe décide de s’exiler à Los Angeles par peur de lourdes représailles. Sous une nouvelle identité, il reprend une vie normale dans la cité des anges, bien décidé à enfin contrôler ses pulsions. Jusqu’au jour où il va rencontrer Love et sa curieuse famille…

En parallèle, Joe doit également gérer sa jeune voisine de quinze ans qui multiplie les mauvaises fréquentations, le fantôme de Beck ainsi que l’ombre menaçante de Candace.

 

 

Avis :

 

J’ai trouvé cette seconde saison très attractive, mais aussi composée de quelques défauts majeurs. Tout comme la série « Dexter », « You » pousse le spectateur à s’attacher à un personnage politiquement incorrect. Même si le personnage de Michael C. Hall est beaucoup mieux construit que son homologue, Joe reste sympathique à suivre.

Le début de cette seconde saison commence presque comme la précédente. Cependant, l’homme se défend de tomber amoureux de Love, une nouvelle collègue de travail à LA. Ses phrases sont identiques à celles qu’il utilisait pour Beck, même s’il essaye clairement de prendre sur lui. C’est assez drôle de l’entendre batailler face à ses pensées. Quoi qu’on en dise, il y a beaucoup d’autodérision dans cette série.

Si les péripéties sont plutôt intéressantes, bien qu’incohérentes, la fin m’a laissé sur ma faim, car (même si des efforts ont été faits sur l’écriture) cela reste assez brouillon. Surtout quand on comprend que tout ceci n’est qu’une vaste fumisterie.

Laissez-moi vous exposer les aspects positifs et négatifs de l’oeuvre :

 

 

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Divertissant : C’est ultra-divertissant même. Des cliffhanger en veux-tu en voila ! Et oui, on en deviendrait presque accro. C’est rondement bien mené bien que ce soit maladroit (on y reviendra dans les points négatifs). On n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer dans « You », et encore moins dans cette saison 2. Et surtout, c’est drôle ! Certaines scènes sont vraiment cocasses. Il n’y a pas besoin de réellement réfléchir, car on est tenue par la main. Bref, sans prise de tête.

 

Varié: Il y a énormément de personnages et d’intrigues dans ces dix nouveaux épisodes. Si le fil rouge reste centré sur la relation entre Joe et Love, l’homme a fort à faire avec sa future belle-famille. Idem avec ses voisines et les personnages qui gravitent autour de son environnement. Dernière chose, on en apprend enfin un peu plus sur le passé du psychopathe et c’est très intéressant. Globalement, on est sur une histoire et des péripéties bien différente de la première saison.

 

Belle photographie : Concrètement, on a affaire à une jolie mise en scène, qui est intelligente. Certains plans, comme lors de la première saison, sont très beaux et gigantesques (des panoramas de la ville de Los Angeles, par exemple). On oublie également le « flou artistique » de l’année précédente. C’est subtil, mais aussi parfois grossier.

 

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Incohérence : C’est l’un des gros points noirs de la série . Il y a des incohérences majeures qui ont lieu tout au long de la saison. (Par exemple : l’utilisation du téléphone d’une personne tierce qui est recherchée par la police et qui devrait permettre à ces derniers de localiser sa position.). Pour être honnête, je n’ai pas prêté d’attention particulière à ses situations incongrues, mais certaines sautent tellement aux yeux que ça en devient navrant. L’écriture est paresseuse et n’a pour seul but que d’être divertissante, aux dépens de la cohérence globale du récit.

 

Morale (Joe est un psychopathe) : Quel est le but de cette série ? Mis à part d’être divertissante ? On se prend donc d’affection pour un personnage abject en tout point, et qui détruit la vie de toutes les personnes qu’il fréquente. Je dirais que « You » nous dévoile gentiment les dangers liés aux problèmes mentaux de Joe. De son point de vue, tout paraît normal. Et c’est cela qui est dérangeant. Il faut donc prendre du recul et ne pas prendre cette série au premier degré. C’est quand même difficilement concevable de faire passer une victime pour un « danger » (Candace)…

 

Trop capillotracté : Les péripéties sont parfois inutiles. Idem, concernant l’utilisation de certains personnages qui disparaissent de façon abrupte (Beck est clairement sous-exploitée). Lors d’un épisode, on va chercher à comprendre la raison du décès d’un personnage (je n’en dis pas plus), et le récit nous pousse à soupçonner certains personnages pour, au final, nous surprendre avec un ressort scénaristique sorti de nulle part. On nous prend quand même légèrement pour des abrutis.

 

Conclusion :

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La première saison était excellente, sans être exempte de reproche. Cette fois-ci, l’histoire est bien différente (même si les mécanismes sont grossièrement identiques). C’est varié et Joe semble plus vulnérable que jamais. Malheureusement, on part dans du presque « too much ». Ce n’est pas dérangeant à condition de garder son cerveau en mode veille.

J’ai tout de même hâte de voir la prochaine saison, en espérant que le scénario soit bien plus complexe et soigné.

 

Rédacteur : Florent V.


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