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« Inglourious Basterds » est un film uchronique réalisé par Quentin Tarantino (Pulp Fiction, Kill Bill) et sorti en 2009.

Il met en scène un complot de grande envergure contre les hauts dirigeants de l’Allemagne nazi de 1941.

Au casting, on retrouve Brad Pitt (Seven, Once Upon a Time in…Hollywood), Christoph Waltz (Django Unchained, Spectre), Diane Kruger (Joyeux Noël, Benjamin Gates) ou encore Mélanie Laurent (Enemy, Mia et le Lion Blanc). 

 

 

Lors de la Seconde Guerre mondiale, dans une France occupée, Shosanna Dreyfus (Française juive) tente de survivre en tant que propriétaire d’un cinéma de quartier.

Jusqu’au jour où un officier allemand va tomber sous son charme et lui proposer de diffuser, en avant-première, un film aux louanges de l’armée Allemande. Ce qu’il ne sait pas, par contre, c’est que la jeune femme a une froide revanche à prendre suite à un tragique événement qui a bouleversé sa vie.

En parallèle, les « Basterds », un groupe de soldat juif mené par un leader charismatique, instaurent un climat de peur sur les troupes nazies et s’apprêtent également à mener une action de grande envergure sur l’ennemi…

 

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Ce n’est jamais facile de manier l’humour en utilisant les faits d’une période noire de l’histoire mondiale. Ici, Quentin Tarantino nous offre un récit dingue et drôle sur la Seconde Guerre mondiale. Le réel se mélange avec l’imaginaire et nous montre une version alternative et positive de cette période néfaste et honteuse des années 1939-45.

Malgré ses 2h32, le film passe très rapidement grâce à une gestion du rythme parfaite. Décomposé en plusieurs chapitres, « Inglourious Basterds » nous montre comment une bande de cinglés, et une juive revancharde vont mettre un terme prématuré à la guerre.

Le scénario est intéressant, pas incroyable en soi, mais rondement bien mené. C’est la façon de conter le récit qui est génial.  Déjà, l’introduction est fabuleuse. Croiser la légèreté du colonel Hans Landa avec la tension liée aux enjeux « cachés » est tout simplement admirable.

Comment rendre un homme, a priori gentil, en pourriture infâme. Christoph Waltz possède peut-être ici le rôle de sa vie. Il est parfait ! Cinglant, drôle, intelligent, ironique et même narcissique. Un méchant dans toute sa splendeur. Entouré d’un Adolf Hitler tourné au ridicule et d’officier tous plus naïf les uns que les autres.

 

INGLOURIOUS BASTERDS DE QUENTIN TARANTINO CHRISTOPH WALTZ

 

Les métaphores sont de mises dans ce long-métrage. Les rats, les faucons… Tarantino entre dans une psychologie humaine détestable. Autant du côté des ennemis que des alliés. Les « Batards » sont tout aussi pourris qu’eux. Ils possèdent leurs propres raisons et n’ont aucune morale. Ils n’y vont pas de main morte avec les nazis qui passent entre leurs mains, entre scalps et cicatrice sur le front…

Les scènes cultes (Dominic de Coco, l’Ours Juif) s’empilent les unes après les autres sans la moindre difficulté grâce aux magnifiques performances de Brad Pitt, Diane Kruger, Daniel Brühl (Rush) ou encore Michael Fassbender (X-Men : Dark Phœnix).

Un casting de choix qui fait mouche ! 

Il n’y a rien à jeter. C’est exquis. Les dialogues sont profonds et légers à la fois. Bourrés d’enjeux et de répliques cinglantes. Du grand art.

C’est malin, c’est très bien filmé (quelques plans très bien exécutés, des mouvements de caméra à tomber par terre…) et la musique fait partie intégrante de l’œuvre. Taiseuse quand il le faut, mais aussi très dynamique lors de séquences bien plus importantes. Des musiques d’époque et qui pourraient même nous faire croire à un épisode de James Bond. C’est beau, c’est grand, c’est génial ! 

 

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Décidément, Quentin Tarantino sait imposer sa patte au cinéma. Une patte qui divisera toujours !

Rédacteur : Florent V.


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