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« Enemy » est un thriller réalisé par Denis Villeneuve (Prisoners, Blade Runner 2049) et sorti en 2014.

Il met en scène un professeur d’histoire qui tombe par hasard sur son sosie, plus vrai que nature, en regardant un film. Il mène alors une enquête afin de le retrouver.

Le film est porté par l’excellent Jake Gyllenhaal (La Rage au Ventre, Le Secret de Brokeback Mountain). Il est accompagné par Mélanie Laurent (Inglourious Basterds, La Rafle) et Sarah Gadon (Captive, Cosmopolis).

 

 

Synopsis :

 

Adam Bell est un professeur d’histoire introverti qui mène une vie casanière et peu « divertissante ». Alors qu’il discute avec l’un de ses collègues, ce dernier lui conseille de regarder un film. Dans celui-ci, Adam repère un acteur lui ressemblant comme deux gouttes d’eau. Un certain Anthony St. Claire, d’après ses recherches.

Car oui, l’homme est extrêmement perturbé par cette vision et souhaite à tout prix se confronter à son double. Commence alors une véritable traque qui mènera sur une improbable vérité.

 

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Mon avis :

 

Bon, il va falloir s’accrocher si vous souhaitez découvrir ce long-métrage. Non pas que je doute de votre capacité à comprendre parfaitement les tenants et aboutissants du récit, mais ne croyez pas que ce sera facile

À la base, ce film m’a été conseillé par mon frère : « Regarde celui-là, tu verras, il est bien même si tu risques de ne rien comprendre. ». Je l’ai regardé avec un air de défi… et j’ai été terrassé. Car oui, je n’ai rien compris lors de ma « première fois ». Une première douloureuse, surtout sur la séquence finale. 

Car « Enemy » est bizarre, envoûtant et mystérieux. Et c’est cela qui fait qu’on l’aime. Car il nous donne envie de le comprendre, de le voir et le revoir afin de saisir ses messages cachés.

Adam Bell est donc un homme tristounet, peu sûr de lui (même plutôt stressé) qui subit clairement sa relation de couple et rabâche des cours d’histoire à ses étudiants. Leur parlant de dictatures, de tragédie, de chaos… Bref, quand il prend connaissance de l’existence d’Anthony, il s’investit à 100% dans son projet de le retrouver et de le confronter.

L’autre, c’est un acteur. Il est marié et attend un enfant avec son épouse : Helen. C’est un homme qui est propre, distingué, sportif et sain. En gros, l’exact opposé d’Adam. Ce qui est intéressant de savoir, c’est que les deux hommes ont une relation plutôt intime avec leur mère. Un des faméliques points qui les rapprochent l’un de l’autre (si on omet leur enveloppe corporelle).

 

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Je n’en dis pas plus sur l’histoire, car j’aimerai vraiment qu’on en discute sur les réseaux sociaux ou dans les commentaires. Pas de spoilers ici (je vous conseille donc de ne pas lire les commentaires sous cet article).

Le début du long-métrage est assez intrigant. On voit l’un des personnages de Jake Gyllenhaal entrer dans une pièce où une femme nue se caresse devant un attroupement d’hommes. Un petit plan sur une horrible araignée (et ce ne sera pas la seule, alerte aux arachnophobes) et un talon qui risque de l’écraser. Voilà l’ambiance !

La bande originale, présente tout au long du film, est particulièrement percutante et stressante, appuyant ce sentiment d’oppression et de mystère. Les couleurs sont globalement assez fades, recouvertes par un filtre sépia. La réalisation est jolie, certains plans, angles et mouvements de caméra sont magnifiques.

Malgré sa durée assez courte (1h30), le long-métrage se lit bien et nous entraîne dans un thriller psychologique de haute volée à partir du moment où les deux hommes vont se traquer l’un l’autre. 

 

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Qu’en avez-vous pensé ? Souhaitez-vous une analyse plus poussée du film ?

Parlons-en ensemble ! J’ai hâte d’avoir votre avis sur cet ovni.

En tout cas, Jake Gyllenhaal nous prouve, encore une fois, l’étendue de son talent. Et Denis Villeneuve nous offre une belle interprétation du subconscient d’un homme perdu par ses sentiments. 

Rédacteur : Florent V.


5 commentaires »

  1. Que dire ? Un des plus beaux mindfucks qu’il m’ait été donné de voir en cinéma ! Enemy est construit comme un puzzle (comme beaucoup de films de Villeneuve d’ailleurs) et est fascinant dans ce qu’il ne donne aucune réponse aux questions qu’il pose, mais en plus ne pose pas vraiment les questions explicitement. C’est à dire qu’avant de réfléchir à des réponses faudrait déjà essayer de savoir ce qu’on essaye de comprendre, et c’est pas si évident que ça. Assurément, il n’est pas chose aisée de se dépêtrer de la toile d’araignée !

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