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« L’homme irrationnel » est un film de Woody Allen sorti en 2015.

Abe, un professeur de campus, redonne un sens à sa vie après avoir entendu une conversation, par hasard, dans un restaurant.

Joaquin Phœnix (Les Frères Sisters, Her) et Emma Stone (La La Land, Bienvenue à Zombieland) se partagent l’affiche.

Le film a été sélectionné au Festival de Cannes 2015 (hors compétition).

 

 

Synopsis :

Abe Lucas est un professeur de Philosophie à la réputation sulfureuse. Alors qu’il arrive dans un nouveau campus Américain, le quarantenaire se retrouve à devoir gérer une relation avec l’une de ses nouvelles collègues en même temps que son addiction pour l’alcool ainsi que son interrogation constante sur la vie. 

Il rencontre également Jil, l’une de ses étudiantes, avec qui il se lie d’amitié. Complètement obsédée par son professeur, la jeune femme va lui déclarer sa flamme. Finalement, après avoir entendu une discussion dans un café, Abe décide de reprendre sa vie en main en effectuant un acte fondateur.

Le début d’une longue escalade vers le bonheur. Et, tout bonheur à un prix !

 

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Ce que ça donne :

Comment une histoire aussi sordide peut-elle être mise en scène avec autant de joie et de décalage.

Le personnage principal (interprété par Joaquin Phœnix) est un homme dans la fleur de l’âge qui n’arrive plus à donner un sens à sa vie depuis maintenant une année. Alors qu’il se laisse totalement aller, nourrissant son désormais imposant bidon, Abe récite sans saveur ses leçons tout en gardant un charisme qui fait frétiller les jeunes filles.

Sa vie ne tient plus qu’à un fil, manquant de se suicider par sermon philosophique. La conversation qu’il entend par hasard est salvatrice pour son âme. Il retrouve un but vital et reprend goût aux bonnes choses. 

En face de lui, Jil (Emma Stone) ne cache pas sa fébrilité face à la virilité de l’homme. Son petit-ami le lui reproche tandis qu’elle dément formellement être amoureuse du quadragénaire. Elle est la clé du renouveau d’Abe. Celui-ci refuse de lui offrir ce qu’elle souhaite. Quant à elle, elle refuse d’abandonner, raisonnant philosophiquement à chacun de ses arguments.

 

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La musique utilisée est extrêmement intéressante malgré qu’elle soit finalement peu variée. Un morceau de piano dynamique qui donne la pêche, même quand la situation devient morose et délicate. La mise en scène ne sort pas de l’ordinaire, ce sont les acteurs qui donnent un réel cachet au long-métrage.

Le scénario est dingue. Simpliste au début, puis complètement déluré à partir du moment où Abe modifie son comportement. La fin est dans la veine du film, totalement folle et imprévisible. Woody Allen nous imprime un rythme rapide et léché, bien aidé par la faible durée du long-métrage (1h37).

Peut-être passera-t-il un peu inaperçu par manque d’originalité ou encore de péripéties réellement marquantes. Malgré tout, « L’homme irrationnel » reste une œuvre agréable à voir.

 

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Pas indispensable, mais loin d’être inutile. Le duo Phœnix/Stone fonctionne très bien. Si l’histoire devient sombre, l’atmosphère reste irrémédiablement paisible et légère grâce à une réalisation adéquate. Un bon moment !

Rédacteur : Florent V.


3 commentaires »

  1. J’avais beaucoup aimé ce Woody Allen, réalisateur aujourd’hui dans la tourmente.
    Coincidence, je viens de lire une interview passionnante de son distributeur français qui s’inquiète déjà de l’accueil de « jour de pluie à Paris » le 18 septembre.

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