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« La Rage au Ventre » (Southpaw) est un film dramatique d’Antoine Fuqua sorti en 2015.

Il met en scène Billy Hope, un boxeur implacable qui fait face au tragique décès de son épouse. Sans elle, il n’est plus rien et sombre totalement, laissant sa petite fille dans l’incompréhension la plus totale. En quête de rédemption, l’homme va devoir gravir une montagne, avec la rage au ventre, afin de récupérer la garde de son enfant.

L’Excellentissime Jake Gyllenhaal (Spider-Man : Far From Home, Prisoners) incarne Billy Hope, il est accompagné par la sublime Rachel McAdams (N’oublie jamais, Il était temps), ainsi que Forest Whitaker (Le Majordome, Black Panther) dans la peau de son entraîneur (à noter également la présence du rappeur 50 Cent dans le rôle de l’agent véreux)

 

 

Synopsis :

Billy Hope est un boxeur atypique. Sur le ring, il encaisse les coups et rend la pareille avec beaucoup d’ardeur. Défiguré à chaque fin de combat, mais pourtant vainqueur, l’homme s’en remet à son épouse (Maureen) qui gère la vie de famille d’une main de maître. Ensemble, ils élèvent leur petite fille, Leila, et s’apprêtent à sérieusement ralentir les combats de peur que le boxeur ne soit plus apte à assumer son rôle de père et de mari du fait de ses trop nombreuses blessures.

Malheureusement, ce monde idyllique va se transformer en cauchemar le jour où Maureen va tragiquement mourir. Dépassé par les événements, Billy va sombrer dans l’alcool. Ruiné et dans un état déplorable, il perd subitement la garde de sa fille. Commence alors un long chemin afin de sortir la tête de l’eau. C’est auprès d’un ancien entraîneur de boxe qu’il va réapprendre le goût de se battre, autant sur le ring qu’en dehors…

 

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Avis :

Cela faisait très longtemps que je souhaitais écrire cette critique. C’est désormais chose faite ! L’un de mes films préférés, l’un de ceux qui prouvent que le cinéma est puissant.

« La Rage au ventre » n’est pas émouvant, il est super poignant. Il arrache les larmes parce qu’il fait mal au bide. Les séquences paraissent tellement réelles, sont si bien jouées que l’on ne peut pas rester insensible face au désarroi du personnage principal.

Ce n’est pas un film sur la boxe à proprement parler. On vit l’histoire d’un homme qui est au sommet de sa vie et qui s’effondre jusqu’à vouloir mettre fin à ses jours. Un homme qui n’a jamais pris la moindre responsabilité mis à part sur le ring et qui se retrouve désormais seul, avec sa fille et ses démons. Les cafards se sont éparpillés et les événements malheureux s’accumulent…

Par ailleurs, je n’ai jamais vu une scène de décès aussi bien réalisée au cinéma (c’est bizarre de dire cela). J’en suis encore tout retourné. Et ce, grâce à un casting d’enfer et une direction d’acteur exceptionnelle.

 

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Le duo Jake Gyllenhaal / Rachel McAdams fonctionne à merveille. L’acteur qui interprète Billy Hope est bluffant de justesse. Il passe de l’arrogance à la détresse, de la colère à la peur, du rire aux larmes… une prestation complète et saisissante.

Rachel McAdams est peu présente dans le long-métrage, mais représente une épouse protectrice, qui a peur pour son mari et qui gère au mieux sa carrière afin de garder un équilibre essentiel à sa famille. Un équilibre qui va donc s’écrouler. Forest Whitaker est lui aussi très émouvant. Un ancien champion de boxe poussé à la retraite par une vilaine blessure. Lui qui désormais se donne la responsabilité de donner un cadre de vie décent à de jeunes enfants défavorisés.

Même Oona Laurence, qui interprète la jeune fille du couple, est incroyable. Ses face à face avec son père sont déchirants

Mais ce film ne serait pas aussi bon sans une grande réalisation. Antoine Fuqua magnifie ses « déjà magnifiques » acteurs avec une mise en scène sobre, mais percutante. Presque intimiste. Certains plans sont sublimes. Je repense à une courte séquence où l’on voit la voiture des Hope zigzaguer sur l’allée de leur maison avec le cadre de la caméra qui danse autour des éléments pour ne pas la perdre de vue.

 

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La musique est toujours très présente. Souvent douce, et parfois puissante, ce qui donne beaucoup plus d’impact aux péripéties.

Concernant les images, Fuqua installe une atmosphère plutôt froide avec un filtre légèrement bleuté, mais n’hésite pas à utiliser des couleurs pimpantes notamment lors des combats de boxe.

En parlant de ceux-ci, ils sont bluffants de réalisme. La puissance des coups est bien retranscrite et on distingue une réelle évolution des mouvements de Jake Gyllenhaal, combats après combats. Alors qu’il n’était qu’une tête dure, le voilà qui se met à se protéger et à sautiller dans tous les sens. L’ambiance est folle et les plans sont extrêmement bien rythmés.

Vraiment, c’est une pure réussite.

 

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Bref, vous l’avez compris. Je suis fan de ce film et je vous conseille de le voir très rapidement. Préparez les mouchoirs. Ceci n’est pas une blague.

N’ayez pas d’à priori dessus, vous allez être étonné !

Rédacteur : Florent V.


9 commentaires »

  1. Quand j’ai connu Jake Gyllenhaal c’était en 2002 avec le film « Donnie Darko », je n’avais pas du tout accroché mais il c’est vite rattrapé en voyant sa carrière d’acteur que l’on connait. Et dire que j’ai le film mais pas encore vu, ça va pas tarder!!!

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