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« Smithereens » est le second épisode de la cinquième saison de Black MirrorIl a été écrit par Charlie Brooker et réalisé par James Hawes.

Andrew Scott (Spectre, Sherlock) interprète le rôle principal qu’est Chris Gilhaney. Il est secondé par Topher Grace dans la peau de Billy Bauer ainsi que Damson Idris en Jaden Tommins.

 

Synopsis :

Chaque jour, Chris, un chauffeur de taxi (genre Uber), s’arrête au même endroit afin d’attendre une nouvelle course. Son but ? Qu’un employé de Smithereens, un réseau social de l’importance de Twitter, entre dans son véhicule.

En parallèle, il participe à des sessions de thérapie destinée à des personnes qui ont vécu un traumatisme.

Un beau matin, Jaden, un stagiaire du grand groupe, à un besoin urgent d’aller à l’aéroport. C’est le moment idéal pour Chris de mettre en exécution un plan savamment orchestré. Désormais, plus rien ne l’empêchera d’entrer en contact avec un certain Billy Bauer.

 

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C’est extrêmement difficile de ne pas spoiler cet épisode. Je l’ai trouvé excellent ! Je n’ai pas forcément été emballé au départ, mais celui-ci instaure une tension extrême qui dure jusqu’à la dernière seconde du « film » (1h10 tout de même).

C’est lent, très lent. Heureusement, le rythme auquel sont données les informations est parfait. Il ne se passe pas une minute sans qu’on en apprenne plus sur le chauffeur ou sur ses intentions. Parce que l’intérêt de cet épisode se situe là. Pourquoi cet homme kidnappe un employé de cette société, et pourquoi veut-il parler qu’à une seule et unique personne ? Le mystère est complet jusqu’à la toute fin.

Bien sûr, son plan ne se déroule pas comme prévu. À la base, il fallait seulement prendre un otage. Ensuite, il devait être mis en relation avec la personne recherchée et enfin, le libérer… mais c’était sans compter sur la perspicacité des forces de police qui ont flairé le danger au croisement d’un chemin. Ce qui devait être une partie de plaisir prémédité se transforme en un événement surmédiatisé qui risque à tout moment de se finir dans un bain de sang.

Tout le monde s’en mêle : la police anglaise, le FBI, les employés de Smithereens… et même l’application du réseau social relaye les informations en temps réels. Chris est au bord de la crise de nerfs. Derrière lui, un homme patiente tant bien que mal, terrorisé. Le téléphone sonne… est-ce enfin le fameux Billy ?

La mise en scène est soignée. Il y a un plan qui m’a particulièrement bluffé avec une caméra de drone qui se retourne en passant par dessus le véhicule, embourbé dans une prairie. Les couleurs sont ternes, et deviennent plus chaudes sur la fin. La musique est stressante, puis relaxante. C’est tout simplement prenant, haletant. D’ailleurs, la fin est incroyable… mais je ne peux pas en dire plus !

 

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Voyez-le, qu’on en parle enfin ! Excellent épisode. Il m’a fait penser, sur certains points, à Bodyguard, la série avec l’acteur britannique Richard Madden.

Rédacteur : Florent V.


4 commentaires »

  1. Un épisode complémentaire sur le danger du formatage de l’être humain par les réseaux humains et l’addiction qui en découle, il fait penser à celui du maître-chanteur enregistrant vidéos à partir des webcams en saison 4.. D’ailleurs c’est un des seuls reproches que j’adresse à cette nouvelle fournée de Black Mirror, celui sur le jeu-vidéo faisant ressentir des sensations réelles rejoint le USS Calister de la saison 4, pareil pour celui de la poupée Ashley qui pourrait composer un dyptique avec celui de la petite fille avec une puce intégrée au cerveau, c’est un peu du sous-régime par rapport au niveau auquel la série nous a habitué.

    • Merci de ton retour, je n’ai pas lu le commentaire jusqu’au bout car je n’ai pas encore vu le troisième épisode de cette cinquième saison. Néanmoins, je te rejoins sur le point que tout ceci semble assez similaire 😊

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