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« Aladdin » est un film d’animation réalisé par John Musker et Ron Clements, sorti en 1992.

Il raconte l’histoire d’Aladdin, un jeune voleur qui souhaite devenir un prince et ainsi séduire la princesse d’Agrabah grâce aux pouvoirs d’une lampe magique.

En version française, le dessin-animé est doublé par Richard Darbois (Le génie), Paolo Domingo (Aladdin) ou encore Magali Barney (Jasmine).

C’est le trente-et-unième classique de Disney, il suit « La Belle et la Bête » et précède le chef-d’œuvre absolu qu’est « Le Roi Lion » (c’est subjectif).

L’histoire est inspirée du conte « Aladdin ou la Lampe merveilleuse » qui fait partie du recueil « Les Milles et Une Nuit ».

 

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Synopsis :

Jasmine, princesse d’Agrabah, doit expressément trouver un époux avant son prochain anniversaire qui a lieu dans trois jours. La loi imposée par son père est formelle : le futur mari devra impérativement être un prince. En parallèle, Jafar, le vizir du sultan donne corps et âme afin de s’emparer d’une mystérieuse lampe magique enfouie dans « la caverne aux merveilles » située au beau milieu du désert. Malheureusement, seul un être est digne d’y pénétrer : Aladdin.

Ce dernier est un jeune orphelin qui, avec l’aide de son singe « Abu », se joue quotidiennement des gardes et des commerçants afin de voler de la nourriture pour survivre. Le jeune homme tombe sous le charme de la princesse quand celle-ci décide par dépit de s’enfuir du palais.

Alors qu’une histoire d’amour semble naître entre les deux jeunes gens (malgré leur différence sociale), Jafar donne ordre d’arrêter Aladdin afin de secrètement l’utiliser pour lui ramener l’objet qu’il désire depuis si longtemps.

Sauf qu’évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…

 

 

Je n’avais pas eu l’occasion de revoir ce dessin-animé depuis un très long moment. J’avais de bons souvenirs de celui-ci et je ne regrette absolument pas d’avoir de nouveau déposé le disque dans mon lecteur.

« Aladdin » est un Disney qui est très bien maîtrisé, en plus d’être extrêmement populaire. Il possède de nombreux atouts. Si le dessin et les animations sont de toute beauté pour l’époque, c’est surtout via son histoire et ses personnages qu’il se démarque de la concurrence.

D’ailleurs, chaque protagoniste possède un trait de caractère bien particulier : Jafar est perfide ainsi que très méchant (pas du genre à s’attendrir, loin de là), le Sultan est naïf, Jasmine devient révolutionnaire, Aladdin se veut rêveur tandis que le génie est surexcité.

Un autre point fort de ce film se situe à travers un rythme superbement bien dosé. Assez posé dans sa première heure et presque jouissif par la suite, emmené par des événements qui s’enchaînent avec beaucoup de fluidité et de cohérence.

Le scénario est très intéressant et entremêle plusieurs enjeux fortsLe long-métrage commence sur un générique musical (il y a beaucoup de chants, soyez prévenus) où un marchand de babioles nous présente divers objets – de façon humoristique – ainsi que la fameuse Lampe magique. Il nous raconte alors, avec beaucoup de mystère dans sa voix, l’histoire d’Aladdin.

Je ne sais pas si c’était forcément utile d’intégrer un narrateur dans le scénario en sachant qu’on en entendrait plus parler par la suite. Quoi qu’il en soit, on prend rapidement connaissance du vilain caractère de Jafar, accompagné de son agaçant, mais drôle « Iago », lorsqu’il sacrifie sans le moindre remords un brigand dans les méandres du temple en forme de Tigre.

 

 

D’ailleurs, il est intéressant de constater que chaque personnage principal possède un animal de compagnie. Jafar est donc accompagné d’un perroquet, aussi agressif et vil que lui. Jasmine possède un tigre prénommé « Rajah » qui la protège tandis qu’Aladdin ne se déplace jamais sans « Abu », son petit singe de compagnie tantôt boudeur, tantôt bagarreur (et lui aussi très drôle). Sans oublier le tapis volant (« La carpette » pour les intimes) qui possède bizarrement une gestuelle très humanisée.

L’histoire continue avec plusieurs messages « moralisateurs » à la Disney. Ici, notamment avec une critique acerbe sur le mariage forcé. Concernant Jafar, il montre son irrespect à de nombreuses reprises envers son donneur d’ordre, notamment en l’hypnotisant. Les fameuses critiques sociétales de la firme américaine !

D’ailleurs, c’est drôle de se dire qu’Aladdin est presque le personnage le moins intéressant du film. Parce qu’il n’a rien de spécial au final, il est beaucoup trop lisse par rapport aux autres protagonistes. Certes, il séduit la princesse avec sa bonne humeur et sa personnalité (et son design à la Tom Cruise… Si, Si !), mais il ne prend possession de la lampe que par un énorme coup de chance et laisse le génie s’occuper du reste. Néanmoins, son personnage reste majeur pour la construction du récit.

Sinon, j’ai beaucoup aimé les différentes références aux anciens films de Disney (La petite sirène, Pinocchio, La Belle et la Bête…) et au cinéma en général (Transformation du Génie en Arnold Schwarzenegger, Jack Nicholson, Woody Allen ou encore Robert De Niro ! Sans oublier le fameux cri de Wilhelm lors d’une scène du climax final). Quelques références également à la télévision française d’époque avec les voix et les répliques de Richard Darbois (Le Génie), Féodor Atkine (Jafar), Paolo Domingo (Aladdin) ou encore Éric Métayer (Iago). Disney est vraiment très fort pour le choix de ses acteurs de doublage, c’est tout simplement parfait !

Sinon, la bande originale est magnifique, la colorimétrie se veut remarquable. Le tout accompagné de couleurs vives et pétantes au cœur de la cité d’Agrabah (même si l’on reste en majorité sur du bleu, rouge et violet).

En fait, je ne vois pas de réel défaut à ce film d’animation, si ce n’est son apport sentimental. Là où « Le Roi Lion » excelle sur les émotions ressenties.

 

 

Bref, « Aladdin » est un des meilleurs classiques de Disney. Il est joyeux, drôle, mais aussi sombre via le rôle de Jafar. Il plaira à tout le monde par sa diversité de personnages.

Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre si le remake live-action sera d’aussi bonne facture…

« Prince Ali, oui c’est bien lui, Ali Ababwa… »

Rédacteur : Florent V.


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