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Overgård est seul, perdu dans les méandres d’une immensité blanche en attendant désespérément d’être secouru. Installé dans les entrailles de la carcasse d’un avion, il gère son temps grâce à sa montre. Au rythme des sonneries, l’homme effectue les tâches nécessaires afin de se donner le maximum de chances d’être vu. Il survit également, subissant les températures polaires (avoisinant les -70 degrés par moment) et se nourrissant de truites crues ainsi que d’eau fraîche. Sans aucune compagnie, rien d’autre pour se réchauffer le cœur que les paysages arides du pôle Nord. Parfois, le chasseur devient la proie face aux ours blancs. Toujours être vigilant !

Des journées qui se répètent sans cesse jusqu’au jour où un événement va totalement bouleverser son quotidien…

Commence alors un long et périlleux périple où la moindre erreur peut se matérialiser en une mort douloureuse. Abnégation, volonté et foi ! Quand le mental prend le dessus sur le corps.

 

 

Dans « Arctic », vous allez en prendre plein les yeux. Les paysages sont sublimes. La météo est tellement instable sur ces terres que le tournage a réellement été mis à rude épreuve, tout autant que personnage principal. Mads Mikkelsen (Casino Royal, Le Guerrier Silencieux, Polar) a perdu jusqu’à huit kilogrammes pour le rôle et a, de son propre aveu, vécu le tournage le plus éprouvant de toute sa carrière.

La bande originale possède un rôle majeur dans « Arctic ». Alors que le film se compose quasi essentiellement de courts monologues, la musique donne un sens profond aux séquences, notamment lorsque Overgård est danger.

On peut noter également la volonté de Joe Penna (le réalisateur) de filmer son héros dans des zones confinées et inconfortables, avec de gros plans sur le visage décharné de son personnage. Ce qui tranche littéralement avec une photographie panoramique et le gigantisme du désert aride arctique.

À savoir que toutes les scènes ont bien été tournées sur place, et je pense notamment à la séquence de l’ours (même si Mads Mikkelsen ne s’y est pas frotté réellement) ! Aucun trucage, c’est assez bluffant et cela rend le tout assez réaliste.

 

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Pour le scénario, celui-ci est très simple. Un homme tente de survivre puis, suite à un événement, se retrouve à mener une longue et périlleuse expédition pour sa survie. L’idée dans « Arctic » est de vivre les éléments à travers le personnage à l’écran.

Lui, perdu au milieu de nulle part, guettant le moindre signe d’espoir. Cet homme qui use de patience et de volonté alors qu’il pourrait renoncer et se laisser mourir. Quand il dévore un poisson, on partage sa faim. Quand il mâche de la neige, on partage sa soif. Quand il se blesse, on partage sa souffrance… C’est un véritable combat contre l’impitoyable nature et face à la vie. Et c’est ça qui rend ce film profondément intéressant et poignant, surtout dans ses dernières minutes.

On peut lui reprocher ses longueurs, son manque de rythme (par moment), ou encore son manque d’écriture et de péripéties. Mais « Arctic » est un film différent. L’un de ceux qui met en avant son ambiance et son personnage principal, et sur ce point là, c’est très réussi.

 

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Il faut se plonger dans « Arctic » pour comprendre son message. Il est important de savoir que ce n’est ni un documentaire, ni un thriller. Tout simplement une longue traversée dans l’esprit d’un survivant. Aurait-il dû mourir ? Pas question pour Overgård !

À voir au cinéma ou dans de bonnes conditions.


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