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Nouvelle chronique.

Je donne mon avis à chaud sur un film que je vois pour la toute première fois et pour lequel je ne pense pas écrire de grosse critique. Le tout, avec le moins d’objectivité possible.

 

 

Kezako :

 

« Dumbo » est un film d’animation réalisé par Ben Sharpsteen en 1941Il est le 4ème « classique » animé du studio Disney après « Blanche-Neige et les 7 nains », « Pinocchio » et « Fantasia ». Il est l’un des films les plus courts de la firme américaine avec une durée d’1h03.

« Dumbo » raconte l’histoire d’un jeune éléphant doté de grandes oreilles qui font de lui la risée de ses congénères. Un défaut qui se transforme rapidement en atout quand celles-ci lui révèlent un improbable don.

Il a été récompensé d’un Oscar en 1942 (Meilleure partition pour un film musical) et au Festival de Cannes de 1947, peu après sa sortie officielle en France.

Il y a eu deux versions du doublage français, le dernier en date a été effectué en 1984 avec notamment la voix de Roger Carel pour le personnage de Timothée, la souris.

 

Ça raconte quoi concrètement ?

 

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On suit la tournée d’un cirque à travers différentes villes de l’état de Floride. Jumbo, une femelle éléphant, ainsi que les autres animaux de la troupe attendent avec impatience l’arrivée de leur(s) progéniture(s).

Le nouveau-né, surnommé Dumbo, arrive avec du retard et se retrouve immédiatement soumis aux regards et critiques des autres membres de son espèce par rapport à ses oreilles surdimensionnées. Innocent et proche de sa mère, l’éléphanteau prend connaissance de sa dure place dans ce monde.

Alors que le cirque s’établit à un nouvel endroit en quête de nombreux visiteurs, un drame arrive. Excédée par le comportement infâme d’un groupe de garçon envers son enfant, Jumbo perd son sang-froid est fait preuve d’une rare violence. Son regard passe d’un bleu éclatant à un rouge enfer. La mère est capturée et mise à l’écart tandis que son fils se retrouve définitivement rejeté de la meute.

C’est alors qu’une petite souris répondant au nom de Timothée vient à sa rescousse en l’invitant à accepter sa différence et à devenir « l’apothéose » du spectacle sous le chapiteau. Après un premier tour complètement raté, Dumbo et son ami prennent conscience que les grandes oreilles du pachyderme peuvent lui permettre de voler ! En parallèle, l’éléphanteau pleure sa maman, toujours emprisonnée à l’écart de toute forme de vie.

 

Et ça donne quoi?

 

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Il est impressionnant de constater à quel point les émotions sont extrêmement bien retranscrites sur le visage des animaux dans « Dumbo ».

Le long-métrage est vieux, donc forcément il est compliqué de juger la qualité des dessins avec nos animés actuels. Globalement, j’ai pu revoir le film avec une version remasterisée et donc beaucoup plus propre grâce à des traits lissés.

La première chose qui m’interpelle est que le film réalisé par Tim Burton prendra bel et bien certaines libertés par rapport à l’histoire originale… et ce n’est pas un mal, car cette dernière est plutôt courte et simple.

Comme toujours chez Disney, il est très important de véhiculer des messages « moralisateurs ». Ici, il est évident que l’un d’entre eux concerne le traitement du rejet lié à la différence. Dumbo est clairement refoulé par sa propre espèce, et utilisé de façon humiliante par les humains (qu’on voit d’ailleurs assez peu à visage découvert). C’est intéressant de voir que le personnage qui se rapproche de lui est une souris, l’une des phobies des éléphants. Par contre, j’ai vraiment un doute sur la signification des corbeaux… en tout cas, leur doublage ne laisse pas vraiment de place aux doutes.

L’anthropomorphisme* dans le long-métrage est clairement utilisé par Disney afin de rendre Dumbo bien plus attachant et touchant. Le fait de donner une voix aux animaux (sauf au personnage principal et sa maman) ainsi que des comportements et émotions humains fait partie de cette envie.

« Dumbo » n’est pas mon Disney préféré, malgré tout il possède tous les codes afin de plaire aux plus jeunes. Les couleurs, les chansons entraînantes (dotées de paroles faciles à retenir).  C’est plutôt drôle et émouvant, même si certaines séquences restent sombres.

 

*L’anthropomorphisme : C’est l’attribution de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine à d’autres entités comme des dieux, des animaux, des objets, des phénomènes, voire des idées.

Avis ?

 

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Court, simple et efficace. Voici comment l’on peut décrire ce film d’animation. Hâte de voir ce que Tim Burton va en faire

 

Rédacteur : Florent V.


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