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BODYGUARD

Plateforme : Netflix

Date de sortie : 24 octobre 2018 (26 août 2018 sur BBC One)

Créé par : Jed Mercurio

Distribution : Richard Madden (David Budd), Keeley Hawes (Julia Montague), Sophie Rundle (Vicky Budd)…

Pays : Royaume-Uni 

 

L’Europe est à l’honneur sur Netflix. Après « La Casa de Papel » (Espagne), « The Rain » (Danemark), « The Dark » (Allemagne), voici « Bodyguard » pour le Royaume-Uni.

Et c’est excellent !

 

 

Mon synopsis :

 

David Budd travaille comme agent de protection rapproché après être revenu d’une guerre qui l’a mentalement usé.

Il est désormais chargé de protéger la controversée Julia Montague, Ministre de l’intérieur du Royaume-Uni, qui possède comme but secret de prendre la place du Premier Ministre. Elle prône une politique de dureté que désavoue complètement Budd. Elle est la cible, comme toute la classe politique en général, de nombreuses attaques terroristes.

Et si nous avions affaire à un véritable jeu de poker menteur ?

 

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Ce que j’en ai pensé :

 

J’ai tremblé pendant “Bodyguard”.

C’est une série courte qui se rapproche d’un format Américain. Composé de six épisodes d’une cinquantaine de minutes (comptez moins de 6h pour la finir), elle prend le partie de jouer sur l’une des grandes peurs des peuples mondiaux : Le terrorisme.

À l’instar des premières saisons de « Homeland », la série montre les défaillances d’une politique agressive désastreuse.

Les séquences d’actions transpirent une tension insoutenable. Dès la première scène de la série, nous sommes plongés dans l’horreur. David Budd rentre à Londres en compagnie de ses deux enfants et doit faire face à un danger incontrôlable et au-dessus de tout ce qu’il a pu connaître jusqu’à présent.

Suite à son intervention, il est promu au poste de garde du corps de Julia Montague. La ministre de l’intérieur cherche à combattre le terrorisme avec des méthodes agressives en collaboration avec Scotland Yard et la sécurité intérieure.

En parallèle, David Budd retrouve d’anciens compagnons de guerre ravagés par de terribles souvenirs et cultivant une haine profonde pour le gouvernement.

 

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Richard Madden (Robb Stark dans « Game of Thrones ») interprète un homme brisé par la guerre et qui s’accroche à un mariage qui s’effondre inexorablement. Pire, il est affecté à la protection d’une femme politique qu’il méprise en tout point. Le genre d’être qui, par ses idées, ne voit pas le mal qu’il engendre.

Tandis que ses anciens partenaires d’armée se rebiffent face à ceux qui les ont envoyés en enfer, Richard effectue son métier avec des pensées contradictoires qui trotte dans son esprit. Il est intéressant de constater qu’au fur et à mesure de son évolution psychologique, le look de notre héros évolue.

 

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La série Anglaise à la bonne idée de surprendre son monde en détruisant violemment ce qu’il crée. Elle prend à contrepied le téléspectateur tout en restant cohérente. Chaque péripétie est utile au bon fonctionnement du scénario. Une toile est tissée et les embranchements sont stratégiques.

La mise en scène est astucieuse, car elle ne nous permet pas d’être sûrs de ce que l’on voit. Tandis que chaque élément est révélé en fin de saison, leur résolution est bercée par un flou constant, un brouillard impénétrable où chacun semble coupable.

Les scènes de tension sont un modèle du genre. La caméra au poing rend les émotions de visage criantes de vérité. La musique est parfaite tandis que les actions sont percutantes. L’impact des balles, le crissement des pneus, le souffle des acteurs, les gouttes qui perlent de leur corps.

 

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Si je dois citer un défaut de « Bodyguard », il se situerait à la fin avec un élément de révélation qui m’a paru trop « facile ».

 

J’ai adoré, un coup de maître ? Presque !




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