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Il reste pour le moment mon coup de cœur de 2018 au cinéma.

Maintenant qu’il rentre dans ma bibliothèque de Blu-ray, il est tant d’en faire une critique.

 

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par les points négatifs :

  • Les musiques et les chorégraphies ne sont pas adaptées à l’époque du récit. Anachronisme et volonté affichée de l’équipe du film !
  • Certains effets spéciaux et décors sont superficiels. On sent la volonté du réalisateur de créer un côté décalé et trompeur (comme le personnage principal), pourtant, parfois c’est quand même raté.
  • Soyez-en sur, tous ceux qui démontent le film (surtout la presse et certains « bien-pensants ») n’ont pas supporté de faire face à un aussi bon long-métrage, populaire, alors qu’il met en avant un homme qui est sujet à de nombreuses controverses : P.T. Barnum

Synopsis :

Phineas Taylor Barnum est un homme de spectacle qui a créé son propre empire. Chaque surface où se pose l’œil est affublée d’une promotion pour sa marque. Si son but principal était de donner une vie de rêve à Charity, son amour de jeunesse, il sera vite happé par une quête de grandeur. Véritable phénomène, son cirque fera plus réagir que de raison. Une véritable ode à la différence ? Ou simple recherche de gloire et de reconnaissance ?

« The Greatest Showman » est une merveille. Une œuvre que tout le monde voyait se casser les dents et qui s’est élevée bien au-delà de ses espérances les plus folles. Pourquoi? Pour trois raisons principales : Le casting est parfait, les musiques ainsi que les chorégraphies sont excellentes, pour terminer, le rythme du film est parfaitement dosé.

Je n’ai plus le droit de dire que je n’aime pas les comédies musicales. Après « La La Land », TGS m’a ébloui à plusieurs reprises. Autant au cinéma que dans mon salon. Il en met plein la vue, mais surtout plein les oreilles. Tous les morceaux sont bons, et ça, il faut le souligner.

Hugh Jackman est au summum de son art. Il transmet tellement d’émotions rien qu’avec son regard et ses expressions faciales. C’est fou. On sent vraiment qu’il est heureux et ça fait plaisir à voir. Je vais un peu m’attarder sur Zack Efron. Cet acteur qui, d’habitude, m’énerve au plus haut point, car il semble constamment sous-exploité et réduit au rôle de jeune con bon qu’à mettre en avant ses atouts physiques… Ici ce n’est pas le cas. Il possède un personnage développé qui met plutôt en avant des facettes insoupçonnées chez lui. Alors oui, il chante et danse. Comme tous les autres. Mais il ne surjoue pas et donne la réplique de façon magistrale à Jackman. C’est son personnage qui veille sur l’institution de Barnum et qui l’aidera à se relever quand celui-ci croira tout perdre.

Même les deux jeunes filles qui jouent les enfants du bonimenteur sont excellentes. C’est incroyable de voir autant d’acteurs être aussi bons. Il y a une réelle entente entre tous, un engouement qui se ressent à travers les images de ce film. Je peux également citer les très bonnes prestations de Zendaya, Michelle Williams (Bien plus joyeuse qu’à l’accoutumée) ou encore de la magnifique Rebecca Ferguson dans la peau de la diva Suédoise “Jenny Lind”.

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Le film débute sur une représentation du spectacle de Barnum. Alors au sommet de sa gloire, il rentre sur scène et enflamme le public sur une mélodie très rythmée et une chorégraphie entraînante. Rapidement, le volume baisse et on retourne dans le passé de l’homme qui, jeune garçon, aide son tailleur de père à concevoir un costume pour un riche homme d’affaires. Dans la pièce adjacente, il tombe sous le charme de la jeune Charity qui est occupée à apprendre les bonnes manières. Leur chemin se séparera finalement avant de se retrouver de nombreuses années plus tard, alors tout deux jeunes adultes.

Devenus parents et mariés, les Barnum vivent alors sous le seuil de pauvreté et Phineas regrette de ne pouvoir offrir la vie de rêve promise à son épouse. Il décide alors de duper la banque afin de s’offrir un espace de divertissement au plein cœur de la ville. Après quelques tergiversations, il trouve sa voie en embauchant de nombreuses personnes atypiques afin de monter un spectacle, un show. Sa renommée fait le tour des États-Unis et du monde. Il rencontrera sur sa route le talentueux Phillip Carlyle qui l’aidera à conquérir un public plus snob ainsi que la plus grande chanteuse d’Europe : Jenny Lind. Tandis que l’opinion publique est partagée entre admirer ou détester le spectacle, Barnum se perd et délaisse sa famille dans une quête infinie du “toujours plus”. Réussira-t-il à reprendre pied?

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Michael Gracey a réalisé son premier film. Lui qui est un spécialiste des effets spéciaux. Si certains d’entre eux sont bluffants, on ne pourra lui pardonner le peu de crédibilité de ses animaux de synthèse. Mais il réussit tout de même de nombreux tours de force. En occultant le casting et la bande originale du long-métrage, il a su se creuser les méninges afin d’éblouir le spectateur. Je pense notamment à l’une des scènes où le jeune Barnum s’échappe avec Charity au tout début du film. Celle-ci étant envoyée en pensionnat pour fille, il l’emmène dans une maison abandonnée et éclaire les pièces à vivre avec une lanterne de fortune. Cette dernière dessine sur le mur des ombres chinoises réalisées à la perfection. Image de synthèse? Que nenni, les objets étaient imprimés en 3D afin de projeter des images à la main et via la lumière naturelle.

Il faut également savoir que certains acteurs ont dû effectuer une grosse charge de travail afin de satisfaire Gracey. Par exemple, Zendaya a dû apprendre à faire du trapèze pour réaliser ses propres cascades.

Dans le récit, le thème musical change régulièrement, il est adapté à une séquence forte. Vous entendrez donc certaines notes vous bercer les oreilles qui auront forcément rapport avec une future chanson. Globalement, la tristesse n’est pas ou peu présente, le rythme rapide pousse le spectateur à sentir immédiatement une pointe d’espoir malgré des moments douloureux pour les personnages.

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Pour terminer, je tiens à dire que les scènes musicales sont intelligentes. Chacune d’entre elles possède une à plusieurs interactions importantes.

Exemple : Quand Jenny Lind chante pour la première fois dans la troupe de P.T. Barnum, celui-ci ne l’a jamais entendu. Il s’était fié à sa réputation tout en espérant ne pas avoir eu tort. Pendant la chanson, l’homme aura un coup de foudre professionnel immédiat et parfaitement retranscrit par le visage de Hugh Jackman. Son épouse s’en rendra malheureusement compte. En même temps, Phillip (Efron) se rapproche d’Anne (Zendaya) mais se ravisera rapidement en apercevant brièvement ses parents le fixer. Lui qui a quitté son confort de jeune riche pour une vie de bohème. Dans la salle, un nouveau public conquis et plus loin, une troupe mise à l’écart par sentiment de honte. Assez impressionnant pour seulement trois-quatre petites minutes.

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Bref, j’ai beaucoup aimé ce film. S’il n’est pas exempt de défaut, il aura su me faire ressentir des émotions. Si l’homme mis en avant n’était pas une personne à glorifier par rapport aux horreurs qu’il a pu orchestrer lors de la suite de sa vie, il ne faut pas jeter tout le travail d’une équipe soudée et qui a mis toutes ses tripes dans une aventure qu’ils ne regretteront jamais. “The Greatest Showman” est un excellent divertissement, et je pense qu’il est un bon film.

 


5 commentaires »

  1. Je te rejoins sur toute la ligne, sauf les défauts en début d’article, je refuse qu’il ait des défauts ce film :’) Non, plus sérieusement, ça a été un véritable coup de coeur imprévu. J’en avais beaucoup entendu parler (en bien) donc je me suis dit « allez, je me lance on verra bien » et j’ai passé un mois à écouter la BO en boucle…

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