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Avatar est un film qui a marqué une nouvelle ère dans l’industrie du cinéma. Parmi les éléments importants de celle-ci, les projections en 3D ont réellement pris leur essor à travers ce long-métrage.

 

Synopsis :

Jake Sully est recruté sur la planète Pandora afin de mener à terme une expérience scientifique qui devait être effectuée par son frère brutalement décédé. À travers un avatar, il est chargé de rentrer en contact avec une tribu locale : Les Na’vis. Apprendre leurs coutumes et surtout gagner leur confiance afin que les humains puissent exploiter paisiblement les richesses de la planète. Sauf que Jake ne s’attendait pas à s’attacher autant aux autochtones, ni même de tomber amoureux de Neytiri, la fille du chef du village. L’homme va donc devoir choisir entre son espèce de naissance et celle d’adoption.

 

 

Avec un budget de 427 millions de dollars de budget, Avatar est l’un des seuls films (Et surtout le premier) à avoir franchi la barre symbolique des 2 milliards de dollars de bénéfices. James Cameron a réalisé une bombe de technologie qui a ébloui le monde. Mais, pas uniquement. Le scénario est formidable, pas seulement dans les grosses lignes, mais plus précisément dans les détails :

 

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Une longue traversée, vue du ciel, de l’imposante et luxuriante forêt Pandorienne sous la voix de Jake Sully qui nous raconte l’un de ses rêves. Juste avant d’être réveillé après six années de cryogénisation.

À bord d’une station spatiale gravitant autour de la planète Pandora, l’ancien marine paraplégique est remis en condition afin de prendre la relève de son frère jumeau, Tom, brutalement décédé. Celui-ci faisait partie du projet « Avatar » en compagnie du docteur Grace Augustine et du spécialiste de la langue Na’vi Norman Spellman. Comme l’air de Pandora est irrespirable pour un être humain, chacun d’entre eux possède un Avatar. Un être vivant possédant le corps et l’ADN d’un Na’vi ainsi que le cerveau et l’ADN du « pilote ». Par rapport à ses caractéristiques génétiques, Jake est le seul à pouvoir prendre possession de l’avatar de son frère.

Globalement, deux idées se confrontent. D’un côté, l’armée qui souhaite utiliser la force afin d’exploiter au mieux les ressources de la planète. Et de l’autre, les scientifiques qui souhaitent convaincre, de façon pacifique, les peuples locaux de quitter les terres exploitables. Les Na’vis sont considérés comme des sauvages pour le capitaine Quaritch. Et il entend bien insuffler de la haine à ses hommes afin qu’ils n’aient aucune pitié à les tuer.

Au départ de son arrivée sur Pandora, Jake est rejeté par rapport à son handicap, idem du côté de Grace qui estime qu’il n’est pas prêt à remplacer son frère.

Malgré tout, l’ambiance et sereine, à l’instar d’un Titanic, les éléments du décor sont posés soigneusement et méticuleusement afin de plonger le spectateur dans l’aventure. Les panoramas sont magnifiques. L’effet de gigantisme est assez prononcé tout en ayant un effet impressionnant. Ceci n’est que le début, vu ce qui arrive plus tard…

Pour effectuer la connexion avec son avatar, le « pilote » doit laisser son corps dans un caisson surveillé par des scientifiques. Quand Jake prend possession de sa nouvelle anatomie, il récupère l’usage de ses jambes. Intenable, il s’échappe alors dans la nature et met à contribution toutes les nouvelles caractéristiques de son grand corps bleu-vert. Les détails sont époustouflants, les couleurs chatoyantes, la musique douce et joyeuse. Cameron nous émerveille d’un degré supplémentaire à chaque séquence, et ce, jusqu’à la fin du film.

« Ne jouez pas avec ça, ça rend sourd. »

 

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Avant de commencer sa mission, il est sollicité pour un entretien privé avec le Colonel Miles Quaritch. Celui-ci lui demande de faire un rapport quotidien sur son expérience avec les tribus locales dans le but de gagner leur confiance et surtout de dénicher leurs points faibles.

Lorsqu’ils arrivent dans la jungle, un plan magnifique nous montre la beauté des lieux où volent des oiseaux géants dont les ailes frôlent les vastes étendues d’eau. Les trois Avatars posent pieds à terre et s’imprègnent de l’ambiance exotique de Pandora avant de commencer leurs recherches scientifiques. Toujours très dissident, Jake s’éloigne du groupe et se retrouve nez à nez avec des animaux sauvages qui ont la ferme intention de défendre leur territoire. Suite à cet incident, l’homme se retrouve isolé au cœur de la forêt avec une luminosité qui s’étiole chaque seconde.

Le travail esthétique de James Cameron dépasse l’entendement. Les couleurs, les rails de lumière, les sons, les mélodies ainsi que le bestiaire et la flore sont tout simplement magnifiques. C’est à ce moment précis que l’on rentre dans un nouveau chapitre du long-métrage.

La nuit tombée, Jake improvise une arme de fortune afin de pouvoir lutter face à la faune locale dans l’attente des premiers rayons de soleil. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il est observé depuis les arbres par un être Na’vi. Et alors que ce dernier s’apprête à l’attaquer, un insecte se pose sur la flèche de l’arc de l’assaillant, l’empêchant psychologiquement de passer à l’acte. C’est finalement cette même flèche qui ôte la vie d’un animal qui se jette violemment sur l’Avatar de Jake. Reconnaissant, l’homme remercie la jeune femme tandis qu’elle pleure la mort d’un enfant d’Eywa, divinité Na’vi qui personnifie la nature.

Les plantes dotées de fleurs fluorescentes et translucides sont magnifiques. L’ambiance est folle et est merveilleusement retranscrite lorsque les deux personnages flânent ensemble à travers la forêt. Leurs pas s’illuminant via des fleurs posées sur les branches d’arbres.

 

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Jake est l’élu, choisi par Eywa à travers les petits insectes volants qui se posent en nombre sur son corps. Les esprits le saluent tandis que lui ressent une certaine gêne. Finalement, il est capturé par le village des Omaticaya. Dans un premier temps virulente, la population l’accepte et décide de lui enseigner leur culture après avoir acquis le fait qu’il a été choisi par leur divinité.

C’est la fille du chef, Neytiri, qui est chargée de son éducation. Une complicité amoureuse se formera entre les deux personnages. En parallèle, l’homme commence ses rapports et donne de précieuses informations à Quaritch qui n’a plus la patience d’attendre.

La situation va devenir intenable pour Jake quand il comprendra que son peuple d’adoption est voué à être exterminé. Le dilemme va être cruel pour lui : Sauver les Na’vis et l’être qu’il aime, ou accepter que sa mission se termine dans un bain de sang pour le bien de l’humanité…

 

En complément :

La magnifique bande originale est signée par James Horner (Titanic, Alien…). Mis à part l’univers global du film, le travail de recherche sur l’espèce Na’vi est monstrueux. Un indigène humanoïde pouvant aller jusqu’à trois mètres de haut, à la peau bleu-vert et qui possède une longue natte. Celle-ci recouvrant un système de communication sous forme de longs filaments translucides. Une langue totalement inventée, mais qui puise son inspiration entre l’Amharique (Éthiopie) et le Maori (Nouvelle-Zélande). Et malgré l’investissement et la passion de James Cameron, la 20th Century Fox a eu beaucoup de mal à accepter le financement de ce projet colossal. Pour l’anecdote, il a fallu que le réalisateur se tourne vers Disney pour que ceux-ci se décident finalement à poser leurs billes. Comme quoi, même après un succès comme Titanic, l’argent reste roi à Hollywood.

 

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Ce film est long, il approche les trois heures de visionnage. Pourtant, il est extrêmement riche. La réalisation est parfaite, tout comme le scénario. Les techniques utilisées sont incroyables pour son époque. Le casting est bon même s’il manque peut-être quelques têtes d’affiche. Sam Worthington, Sigourney Weaver et Zoe Saldana (Gamora dans les Gardiens de la Galaxie) incarnent à merveille leur(s) personnage(s). Un long-métrage familial qui en met plein les yeux et plein les oreilles. Un poil trop long, mais vu l’univers, on lui pardonnera. À voir et revoir !

 

Bonus :

Bonjour, je suis Norman Spellman ! Spécialiste de la langue Na’vi.

Voici quelques mots qui pourront t’aider sur Pandora :

kaltxì = bonjour
kxll si = attaquer
lrrtok = sourire
mawey = calme
maweypey = être patient
meuia = honneur
na’rìng = forêt
new = vouloir
nin = regarder
pamrel si = écrire
pamtseo = musique
plltxe = parler
ska’a = détruire
srew = danser
tanhì = étoile
terkup = mourir
tìterkup = mort
tìyawn = amour
tokx = corps
tompa = pluie
tsko = arc
tslam = comprendre
txe’lan n = cœur
unil = rêve
utral = arbre
uvan = jeu
way si = chanter


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