ff783e69-797b-44de-9569-2fa8dc1a62de

Les films Disney peuvent être considérés comme le must des films d’animation pour enfants. Nombre de contes ont été adaptés par la puissante firme, et ce depuis les années 30. « Pinocchio », « Blanche neige et les 7 nains », « Le livre de la jungle »

Ici, nous allons nous attaquer à l’un des plus célèbres : Le Roi Lion

Les animaux sont des êtres qui sont souvent humanisés par la firme américaine.

Ici, la savane et le cycle de la vie. Une leçon parmi tant d’autres. Certaines polémiques et interprétations politiques sont malheureusement nées de l’aventure de Simba. Je ne m’en occuperais pas.

Synopsis :

Au cœur de la savane, une terre est conquise et régnée de génération en génération par une meute de Lions. Le très respecté Mufasa réunit l’intégralité des animaux de son royaume afin de leur présenter le nouveau-né et Prince Simba. Seul son frère cadet, Scar, manque à l’appel. Lui qui voit son rêve de devenir souverain s’évanouir à cause de la naissance de son neveu.

Afin de renverser l’ordre établi, il va s’allier aux seuls animaux bannis des terres : les abominables hyènes. Grâce à leur aide et à l’insouciance du lionceau, il isolera Simba et le poussera à quitter son village. Ce dernier, rongé par les remords, va croiser le chemin de Timon et Pumbaa. Un suricate et un phacochère qui vont lui apprendre un nouveau mode de vie. Mais alors devenu adulte, Simba sera de nouveau confronté à son destin et devra revenir afin de sauver son royaume du mal.

Film d’animation de 1h29 sorti en 1994, le Roi Lion est inspiré de l’œuvre “Le Roi Léo” d’Osamu Tezuka et d’Hamlet de William Shakespeare

Il est le 32eme classique d’animation des studios Disney (hors Pixar…) Il est resté pendant 19 années le “plus gros succès d’animation de tous les temps”, finalement détrôné en 2014 par la “Reine des Neiges”. 

Il a reçu deux Oscars en 1995, celui de la meilleure musique (Hans Zimmer) et celui de la meilleure chanson originale (“Can you feel the love tonight” d’Elton John et de Tim Rice)

Attention, si vous faites partie des 0.00001% qui n’ont pas vu le film, vous allez être spoilé… Sinon, j’espère que vous passerez un agréable moment à lire cette longue critique et que vous ressentirez la magie de ce chef-d’oeuvre à travers mes nobles mots.

rl2

“Le Roi Lion” est un film court, bien rythmé et qui joue volontairement avec les musiques et les couleurs afin de faire passer un maximum d’émotions.

La première scène du film commence sur le morceau “Le cycle de la vie”. Sous un magnifique levé de soleil, tous les animaux se rassemblent au pied d’un rocher qui semble être le point culminant du royaume des Lions. Les couleurs sont orangées, pleines de vie et envoyant un signal positif pour les yeux. Les bruitages sont bons et l’humour est présent à faible dose. La musique monte en puissance à plusieurs reprises afin de montrer l’importance de la célébration. Rafiki entre en scène à travers un rayon de soleil tandis que les animaux se prosternent devant son passage. La caméra nous montre même les moments “mignons”. Notamment quand Simba éternue suite à la poudre posée par le singe sur son nez et que l’on voit un plan sur Mufasa et Sarabi souriants.

Un début réussi et mythique. Qui n’a jamais porté son animal de compagnie à la manière de cette première séquence?

Immédiatement après, on passe sur un plan de Scar ronchonnant et expliquant sa problématique à une souris qui passe par là. Il est désespéré par son statut de frère cadet qui lui ferme la voie royale, et encore plus depuis la naissance de Simba. Sa voix est grave et prononcée, tout comme son look. Crinière noire, fourrure orange foncée, cicatrice sur l’œil. Il est interpellé par Zazu (conseiller du roi) pour sa non-présence à la cérémonie. C’est finalement auprès de Mufasa qu’il devra rendre des comptes. On ressent immédiatement une défiance de sa part. D’autant plus que le lionceau viendra raviver sa plaie en se vantant naïvement de son futur statut au sein du royaume.

D’ailleurs, on peut constater une envie des scénaristes de mettre en avant l’insouciance de l’enfance qui est attirée par l’inconnu et le danger. Prêt à faire preuve de stratagème afin de tromper la vigilance des adultes. Ici, c’est le cimetière des éléphants, en dehors des terres, qui fait office de déclencheur.

Tandis que Scar pousse Simba à emprunter le chemin interdit en lui faisant croire que seule la bravoure casse cette barrière, il comprend finalement que le lionceau est le gros point faible de son frère.

Suite à la séquence dans ce fameux cimetière, Mufasa sermonne son fils pour lui rappeler les dangers qui règnent autour de sa personne et des responsabilités qui l’incomberont lorsqu’il décédera (un point sur lequel le film insistera grossièrement). On sent tout de même de l’amour entre eux, et ce seront malheureusement les derniers moments de tendresse entre eux.

La différence de ton entre les chansons et caractérisée par celle de Scar. Alors en discussion avec les hyènes afin de préparer un plan machiavélique contre le roi et son héritier, on constate un chant avec des voix plutôt rauques et des couleurs d’environnement très sombre. L’accompagnement du vert toxique vivera vers le jaune, puis vers l’orange, le rouge pour finalement terminer par du violet. Scar est considéré et se considère lui même comme un dictateur.

Par la suite, le plan est mis en exécution. Le Lion emmène son neveu au cœur d’une vallée qui sera piétinée par un troupeau de gnous préalablement effrayés par les hyènes. Lorsque l’on entend le bruit sourd des sabots ainsi que le tremblement du sol, la caméra fonce à toute allure sur le visage horrifié de Simba. Dans la foulée, Scar prévient Mufasa du danger et les livres tous les deux aux bêtes sauvages. La musique est terrible, effrayante même. Des instruments graves viennent percer le silence. Lorsque le roi réussit à sauver son fils, on constate une photographie avec le lionceau au premier plan qui se met à l’abri tandis qu’en second plan, son père grimpe péniblement la montagne avant de subir la loi de son frère qui le tue de sang-froid.

rl4

La scène suivante et sûrement pire émotionnellement. Après le vacarme, seul le bruit des rafales est présent. Simba se force à croire que son père dort, mais il sait d’ores et déjà qu’il est mort. Il se glisse sous son énorme patte, cherchant une dernière fois la protection de son paternel et verse toutes les larmes de son corps. Scar les rejoints et le culpabilise, lui faisant honteusement croire qu’il est le responsable de la tragédie. Il l’incite à partir sur-le-champ tout en demandant aux hyènes de finir le travail. Ce qu’elles ne réussiront pas. La séquence se termine par la prise de pouvoir du criminel et l’avènement d’une nouvelle ère pour la terre des lions.

Comme Disney aime les ascenseurs émotionnels, ils incorporent deux nouveaux personnages au récit. Timon et Pumbaa, deux compères qui voguent sans réel but à travers l’immensité de la savane. Leur caractère est très intéressant. L’un s’imagine être la tête pensante du duo, s’attribue tous les mérites et possède un humour désastreux. Tandis que l’autre semble repoussant, bête, mais avec un comportement beaucoup plus humain. Les deux sont clairement indissociables. Ils croisent la route du lionceau complètement épuisé dans le désert, guetté par les vautours. Dans un premier temps terrifiés, ils espèrent rapidement en faire un allié de taille pour leurs prochaines escapades. De ce fait, ils le formatent à leur mode de vie : Hakuna Matata (pas de soucis). La musique est drôle et est pensée afin de faire sourire le spectateur. Très colorée et entraînante. On y voit également l’évolution physique de Simba jusqu’à sa taille adulte faisant penser que le temps écoulé se compte en années.

On retrouve le royaume des Lions, toujours gouverné par Scar, représenté de nuit avec des couleurs résolument sombres. Zazu est devenu l’esclave du roi. Dans le même temps, Simba et ses deux compères débattent ensemble du toit cristallin qui les protège. Paisiblement, ils donnent chacun leur propre interprétation sur les étoiles présentes dans le ciel et celui qui donne la version la plus proche de la réalité est Pumbaa (des boules de gaz dans le ciel, loin, très loin). Alors que le jeune Lion se met à déprimer, son odeur parvient jusqu’aux narines de Rafiki qui explose de joie en constatant que celui-ci n’est pas mort.

D’ailleurs, je tiens à féliciter le casting des voix françaises. Celles-ci sont célèbres et sont adaptées aux succès cinématographiques de l’époque. Je pense aux doubleurs officiels de Jim Carrey (Simba adulte), Tom Hanks (Timon), Woopie Goldberg (la hyène), Eddy Murphy (Rafiki)…

C’est dans la foulée de cette scène que Nala tombera nez à nez avec son ami d’enfance. Alors qu’elle quitte ses terres afin de se nourrir, elle repère le phacochère comme potentielle proie. Elle sera vite stoppée par son alter ego qui la reconnaîtra quasi instantanément. C’est à ce moment précis que Timon et Pumbaa comprennent enfin qu’ils ont pris sous leur aile le Roi de la savane. Le suricate prend même peur que son ami quitte définitivement le groupe pour rejoindre sa terre natale.

C’est ce qui se passera effectivement quand Simba discutera avec Nala et plus tard avec Rafiki. L’espoir renaît en lui quand il entrevoit son père à travers les nuages (le vieux singe lui expliquera simplement que Mufasa vit en lui). Ce dernier lui demandant de reprendre sa place dans le cycle de la vie. Quand il partira en direction de son royaume, il le fera seul. Alors qu’on le voit traverser le désert, la caméra mettra en transparence ses pattes fouler le sol comme pour montrer la distance et la volonté d’arriver rapidement à destination.

Les dernières minutes du film montrent la prise de pouvoir du jadis enfant-Roi. Rattrapé par Nala et ses deux acolytes, il s’aperçoit du désastre créé par son oncle et fonce libérer son peuple. Un orage prend possession du ciel et c’est sous un coup de tonnerre que Simba fera son apparition devant un Scar battant sa mère. Tous les deux croiront voir Mufasa avant de comprendre leur erreur. Même si la situation est voulue stressante par les réalisateurs, l’humour n’est pas laissé de côté. Je pense notamment à Pumbaa qui fait office d’appât tandis que Rafiki se transforme en Bruce Lee. Scar tente de renverser son auditoire en accusant son adversaire du meurtre de son père et le pousse au bord du rocher surplombant une mare de lave en fusion. Le tonnerre gronde et Scar se retrouve dans la même situation que lors du meurtre de Mufasa. Il avoue son crime au jeune lion qui, à travers des flashs, se remémore la scène de son enfance. Dans le même temps, il est secouru par ses amis et se retrouve écarté du groupe pour le duel final.

Alors que les flammes avalent le paysage, Simba prend rapidement le dessus sur son oncle qui l’implore de l’épargner. Ce dernier rejette la responsabilité de ses actes sur les hyènes avant de profiter d’un moment d’accalmie afin d’attaquer lâchement son adversaire. La suite du combat s’effectue au ralenti sous une musique épique de Zimmer. Scar perd et se retrouve en exil et attaqué par ses anciens alliés se sentant trahis.

La dernière séquence du film montre la prise de pouvoir du jeune héritier. Sous la pluie, l’orage et la tempête, Simba gravit la colline sous une musique larmoyante. Le ciel se dégage alors et son cri (jusqu’alors moqué) annonce à la faune qu’il est devenu le nouveau souverain.  Le long-métrage se termine sur une scène similaire à l’introduction du film. Le cycle de la vie !

rl1

Avis global : Nostalgie, quand tu nous tiens. Suis-je objectif? Clairement pas. C’est sûrement mon Disney préféré. Ce film est excellent par sa narration parfaite. Un ascenseur émotionnel de haute qualité. C’est l’un des seuls films d’animation qui aura su me tirer une larme lors de ma jeunesse (avec Rox et Rouky). Il fait partie de ces oeuvres qui font du bien à voir. Alors, regardez-le, seul ou avec vos enfants. Un moment de partage et de magie.


3 commentaires »

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.