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Si vous n’avez pas vu la partie une, je vous invite à lire la critique suivante et à regarder les treize premiers épisodes de la série :

Ne ratez pas : La Casa de Papel (Part 1)

 

Le premier épisode de cette nouvelle partie commence à l’endroit exact où finit la première.

“Salva” accompagne Raquel à Tolède où a eu lieu l’initiation des braqueurs lors des cinq mois précédents. “Le Professeur” a l’air dévasté et désemparé lors de son arrivée sur le parking de la grande maison, regardant impuissant Raquel se réjouir de la juteuse découverte.

 

 

Mais revenons rapidement en arrière et replaçons le contexte :

Huit braqueurs ont investi la Fabrique de la monnaie et du timbre Espagnole, basée à Madrid. Avec eux, 67 otages sont retenus prisonniers. Leur but est, via divers moyens, de rester enfermés onze jours dans le bâtiment afin d’imprimer les 2,4 milliards d’euros souhaités et d’avoir le temps de finir de creuser un tunnel préalablement débuté par le Professeur.

La règle numéro une est de se mettre l’opinion publique et la presse dans la poche. Pour cela, aucune goutte de sang ne doit être versée. Pourtant, lors du tout premier épisode de la série, Rio est touché au visage ce qui provoque la colère de Tokyo qui met la vie de deux policiers en danger.

Au fur et à mesure des épisodes, le Professeur doit se mettre à contribution afin de sauvegarder l’identité de ses protégés. Il se rapproche de Raquel Murillo qui est l’inspectrice en charge des opérations de négociation. Alors qu’elle doute des intentions de “Salva”, elle est perturbée par le comportement de son ex-époux envers qui elle a déposé une plainte pour violence conjugale et qui ne respecte pas le jugement prononcé. En plus de cela, elle doit faire face aux sentiments de son adjoint Angel Rubio, ainsi qu’au déferlement médiatique la concernant suite à plusieurs de ses décisions. Notamment celles de tirer sur Arturo Roman, alors otage confondu en braqueur, et le sacrifice de huit otages dans le but de délivrer la fille de l’ambassadeur du Royaume-Uni : Alison Parker.

A l’intérieur de la maison, certains civils sont mis à contribution afin de creuser un faux tunnel. D’autres sont chargés d’imprimer la monnaie sous les ordres de Nairobi.

 

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Denver tombe amoureux de Monica Gatztambide, alors enceinte et condamnée à mort par Berlin suite à sa tentative de vol d’un moyen de communication. Le jeune homme ne peut pas s’exécuter et décide de simuler le décès en lui tirant une balle dans la cuisse. Finalement, elle est mise hors de danger grâce à l’intervention de Nairobi qui lui retire les éclats de balle de la jambe. Dans le même temps, Arturo, victime d’un tir par la police est soigné par des médecins sous les yeux d’un Angel infiltré.

Occasion pour le Professeur d’introduire un mouchard dans les lunettes du policier qui sera plus tard considéré comme une taupe au sein de l’unité des forces de l’ordre. Alors qu’il découvre la réelle identité de Salva, il est victime d’un accident de la route qui le plonge dans un profond coma.

Au sein de ces treize épisodes, trois braqueurs ont été identifiés par la police. Tokyo (connue sous le nom de Silene Oliveira) et Rio (Anibal Cortes) ont été trahis par la vidéo de surveillance du bâtiment lors d’une visite de repérage. De son côté, Berlin paye le supposé décès de Monica. Le Professeur donne volontairement l’ADN de son lieutenant à la police. Celle-ci dévoile son identité (Andres de Fonollosa) au grand public en le diffamant et en dévoilant la nature de la maladie mortelle qui le ronge.

Pour terminer, Oslo est gravement blessé suite à l’évasion de seize otages liée au plan d’Arturo Roman. Entre la vie et la mort, il est veillé par son plus proche allié : Helsinki.

Dans la dernière scène de la première partie de saison, on constate que Berlin et le Professeur sont très proches. Sous les paroles de “Bella Ciao”, on apprend le vrai prénom du cerveau des opérations : Sergio. Sous l’identité de Salva, il tombe fou amoureux de Raquel et l’accompagne, bien malgré lui, à un endroit qui risque de changer la donne.

 

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Bon, soyons honnêtes. Qui a cru que le Professeur avait oublié cette fameuse maison? L’un des défauts de la première partie était lié au fait que les rebondissements étaient nombreux et que le personnage central révélait un sentiment de toute puissanceEl Professor qui pense à tout, qui anticipe tout, qui échange des masques, fait du cidre et se transforme en clochard infâme. Bien sûr que cette maison fait partie de son plan. Malgré tout, elle recèlera son lot de surprise qui mettra une partie de son plan en danger.

Pour la première fois, l’ex-époux de Raquel (Alberto Vicuna, police scientifique) sera demandé afin d’examiner les moindres détails et indices du bâtiment.

Dans la Fabrique, Berlin qu’on sait malade perdra les reines des opérations et devra se remettre considérablement en question afin de revenir plus fort que jamais. Tokyo perdra la boule et sera victime d’une terrible décision. Rio le supportera-t-il? Raquel ouvrira-t-elle les yeux sur Salva? Est-ce qu’Angel se réveillera? Que va-t-il arriver à Arturo, qui continuera désespérément ses tentatives d’évasion ? Tant de question auxquelles des réponses seront données.

 

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D’un point de vue technique (mis en scène, bande sonore…), on reste dans la même veine que lors des treize premiers épisodes.

Par contre, c’est au niveau du scénario que ça change.

Cette seconde partie sera meilleure. Bien meilleure. Beaucoup plus fraîche et équilibrée. La mue aura été longue avant que “La casa de Papel” dévoile enfin sa plus belle fourrure. Certains personnages continueront à prendre de l’épaisseur (Berlin et Denver notamment), d’autres se révéleront (Nairobi, Monica, Alison). Plus souvent les braqueurs devront faire sans leur tête pensante qui sera en grande difficulté face à sa petite-amie. Les rôles sont maintenant bien définis. Au final, seul Arturo perdra de la crédibilité jusqu’à la fin de la série. Les retournements de situation seront toujours aussi présents, mais exploités de meilleures manières. Je pense à la scène des clowns notamment. L’émotion aura également sa place lors de ces neuf derniers épisodes.

Pour moi, l’apothéose aura lieu au 6ème épisode. Trois éléments clés y auront lieu et vous pouvez me croire si je vous dis que j’en suis sorti béa.

Et au fur et à mesure du dénouement, on sent une tendance s’afficher sur le sort réservé à ce braquage. On y apprend les dessous, les motivations, les liens cachés.

Si certains éléments peuvent être précipités et illogiques, la fin peut être considérée comme satisfaisante. Très bonne à mon goût, avec une dernière scène clin d’œil qui pose de nouvelles questions.

Netflix y répondra dès 2019 avec la partie 3. Dans celle-ci, beaucoup d’acteurs reprendront leur rôle, sauf ceux pour qui le personnage aura subi un sort définitif.

 

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Mon avis global sur la série :

La Casa de Papel est un ovni. Sortie de nulle part et qui a créé sa réputation sans la moindre promotion. Comme une grande.

La réalisation est magnifique. Le travail scénaristique est incroyable. Si celle-ci a subi une grosse baisse de régime au cours de la première partie, elle s’est relevée de la meilleure des manières par la suite. Pas sans conséquence. La perte d’une ligne conductrice, de logique et de crédibilité. Malgré tout, cela reste bien meilleur que la plupart des soupes servies dans d’autres œuvres du même genre.

Cette série fait réagir et va encore faire réagir pendant de long mois… le temps de tourner la troisième partie.


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