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Wade Watts est un jeune orphelin de 18 ans qui vit en compagnie de sa tante Alice dans le quartier de « Les Piles », ghetto de la ville de Colombus. Comme toute la population depuis de nombreuses années, WW (connu sous le nom de « Parzival ») vit à travers l’Oasis, un programme virtuel où chaque être vivant est représenté par un avatar. Dans ce monde alternatif, chacun est libre de faire ce qu’il veut et où il veut. Sans discrimination. Lorsqu’un avatar est « Game-Over », la personne peut remettre sa visière, mais perd ainsi l’intégralité de ses ressources et de ses équipements qui feront office de butin pour les autres joueurs.

James Halliday est le créateur de l’Oasis. Un développeur et geek de génie. Après son décès, il décide de livrer les clés de son bébé et l’intégralité de sa richesse à celui ou celle qui trouvera l’Easter Egg caché et protégé par trois clés invisibles dans l’univers virtuel. Seul indice mis à disposition? Son journal. L’IOI qui est dirigée par Nolan Sorrento est une organisation exploitant des humains comme armée afin de percer le secret et ainsi mettre en œuvre ses propres plans pour l’Oasis.

C’est en compagnie d’Art3mis, Aech, Daito et Sho, que notre héros décidera de se battre face à un ennemi sans pitié.

 

Avis : TRES BON

 

A l’image d’un avatar, Ready Player One marquera sa décennie pour la nouveauté, les risques et la fraîcheur qu’il entreprend. Là où certaines licences réappliquent sans cesse la même recette, ici Spielberg tape d’un puissant coup de poing sur la table.

S’il n’est pas exempt de défaut, ce long-métrage ouvre l’appétit de nos pupilles et réveille des souvenirs jusqu’alors archivés dans nos mémoires. A lui tout seul, Ready Player One peut être considéré comme un énorme Easter Egg. Grand public, il plaira à tous. De 7 à 77 ans. Et si ça peut permettre à certains de se pencher sur une période en or du cinéma, alors c’est parfait.

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Le film se base sur une partie réelle et une partie virtuelle (et donc en image de synthèse). La dernière citée sera la plus présente lors du long-métrage. On peut se poser la question de l’équilibre que trouvera Spielberg pour mener à bien son projet, c’est réussi. Une prouesse importante.

Les acteurs sont assez peu mis à l’écran et pourtant, le danger des scènes se situe bien du côté réel. Au-delà de l’univers virtuel, les impacts physiques liés à ce monde alternatif sont déterminants. Les plus aguerris reconnaîtront de la Motion capture pour certains avatars.

D’un point de vue technique, c’est révolutionnaire. Les scènes d’actions sont tout simplement grandioses. Le nombre d’éléments à l’écran est monumental. Les explosions, les particules et les effets de lumières sont insensés. Lors d’une longue séquence, Steven Spielberg a réussi à montrer à l’écran un panel incroyable de personnage sur la même image. Et je n’ai vraiment pas eu l’impression de voir une simple utilisation de clones.

Plus tôt, le journal de Halliday m’avait déjà fait positivement réagir. Au travers d’une vitrine, une scène réelle se déroule devant les yeux de Parzival. En compagnie du conservateur de la Bibliothèque, ils ont la possibilité de zoomer, d’accélérer et de stopper. De reprendre et de revenir en arrière. De changer de point de vue… Incroyable.

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L’un des points épineux de l’œuvre est lié aux références. Elles sont effectivement nombreuses, mais chacun y trouvera son compte sans avoir l’impression de consommer une bouillabaisse infâme. Il faudra bien plus qu’un visionnage pour se rendre compte du travail de recherche monstrueux effectué. Tout ou presque y passe. Fan des années 80-90 vous serez servis. Vous préférez les années 2000-2010? Idem. Et pourquoi pas plus tôt ? Là encore. Est-ce du fan service? Oui, quand même. Combien de fois j’ai souri en voyant telle ou telle chose. Ça fait du bien à la mémoire et au cœur. C’est nostalgique.

« A tiens, ce film là je ne l’ai pas vu depuis un bail… »

Et que dire de la musique? Une bande originale dans la veine des grandes œuvres cultes de l’époque comme Retour vers le futur, Star Wars… attendez-vous à une mélodie qui joue avec le film. Beaucoup de notes très aiguës. Des cassements de rythmes… quelques autres morceaux choisis qui sont de bon ton.

Dans les points négatifs, on peut être un peu déçu par le manque de profondeur des personnages. Il y a une romance dans le scénario et celle-ci est assez bizarre. Ready Player One surfe sur la société d’aujourd’hui où les jeunes peuvent plus facilement tomber amoureux d’une personnalité, d’un caractère et d’une complicité plus que d’un physique. Au travers un monde virtuel qui cache une réalité parfois surprenante. La jeune fille (Art3mis) veut être montrée comme une personne quelque peu repoussante dans la réalité et les sentiments réciproques qu’elle développera avec Wade seront trop précipités, c’est malheureusement raté.

L’un des messages importants du film est de considérer l’Oasis comme un endroit de partage et un lieu de rassemblement. Tout en mettant en avant le fait que l’irréel n’est qu’une énorme forêt qui cache un monde qui se désagrège. Un moyen de fuir un environnement moins docile.

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L’histoire est plutôt bonne, pas de quoi se retourner le cerveau. Le basique fonctionne bien. L’aperçu postapocalyptique de la ville (si on peut dire ça) est intéressant. Un regroupement de baraques composées de carcasses en tout genre sur des dizaines de mètres de hauteur. Les gens ne semblent pas forcément malheureux. Ils mangent et dorment, font leurs besoins naturels avant de rechausser leur visière. Le reste se jouant dans l’Oasis.

On s’aperçoit que les quartiers n’ont pas tous la même représentation. Dans « Les Piles », ça a l’air d’être une sorte de banlieue Ghetto alors que de l’autre côté de la ville, ça peut sembler plus vivable. D’ailleurs c’est l’un des buts du héros en début de film. Quitter cet endroit pour un monde meilleur.

Revenons-en au scénario et à l’Oasis, c’est incroyable le nombre d’idées exploitées. Je pense à la quête de la première clé. Celle-ci est filmée de deux manières différentes. D’un point de vue acteur et d’un point de vue spectateur et ça, c’est génial. Vous comprendrez pourquoi.

Il y a beaucoup d’endroits différents. La ville aura une structure changeante selon l’activité. Des scènes avec des pièces très flashies, de la glace, des endroits ternes et moroses. Et au final, très peu de verdure.

Mais dans les 2h19 de visionnage, il y a une énorme séquence qui sort du lot. Aussi surprenante que fidèle, elle saura clairement éblouir un énorme panel de cinéphile et de lecteurs. À l’instar de la course poursuite, ce moment-là fait clairement partie des moments qui installeront ce long-métrage comme une référence pour l’avenir.

Pour finir, l’humour est assez bien dosé. Quelques lourdeurs, mais ça passe.

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Mon avis global : Visuellement éblouissant, Ready Player One va faire mal à certaines licences. Il va diviser, c’est clair. Il ne faut pas s’attendre au film de l’année, ni au nouveau chef d’œuvre de Spielberg, mais son impact à long terme sera grand. Le film passe assez vite et bien. Vous ne vous ennuierez pas, c’est un excellent divertissement et un très bon film. Malgré tout, il manque une petite dose d’émotions et j’ai trouvé certaines incohérences et facilités dans le scénario.

Bref, si vous en avez marre de voir toujours la même chose sur les films de superhéros ou de grand spectacle ? Ready Player One est fait pour vous.


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