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Kingsman est le nom d’une organisation secrète d’espionnage qui exécute des missions pour l’état de Grande Bretagne sous le couvert d’une boutique de tailleur de costume de luxe.

Après la mort de “Lancelot” (Nom de code donné au dernier membre de l’équipe) lors d’une confrontation avec Richmond Valentine, chaque agent de Kingsman est chargé de proposer un candidat au poste vacant. Harry Hart prend la décision de prendre sous son aile et de mettre en avant Eggsy, fils de l’homme qui s’est sacrifié afin de lui éviter une mort certaine dix-sept ans plus tôt. Depuis tout ce temps, il avait gardé un œil de bienveillance sur l’enfant grandissant en espérant qu’un jour il utilise à bon escient la médaille de bravoure qu’il lui avait jadis offert.

Le jeune homme étant devenu un adulte mal entouré et sans emploi, malgré des appétences intellectuelles évidentes, va accepter l’offre d’Harry afin de pouvoir mettre en sécurité sa mère et sa demi-sœur de son beau-père violent.

Dans le même temps, Valentine met au point un stratagème malsain afin de remédier au problème de surpopulation mondiale.

 

 

Si je devais décrire ce film en un mot, je dirais : FUN

Kingsman est un ovni. Un juste milieu entre James Bond et Austin Power. Ni trop sérieux, ni trop déjanté. Un acteur principal inconnu entouré de trois stars hollywoodiennes. Un cocktail explosif et franchement réussi. Malgré tout, le long-métrage n’est pas exempt de défauts.

D’ailleurs, une fois n’est pas coutume, commençons par les effets spéciaux. Pas terrible. Pas horrible non plus, mais certains plans font tache pour une production de ce niveau. Je pense notamment au générique qui s’illustre à base d’explosions et de pierres ainsi qu’à certains fonds vert (ou bleu, qui sait) ici et là. Par contre, il faut reconnaître l’ambition du réalisateur à travers ceux-ci.

 

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“Des Oxfords, pas des Brogues.”

Les chorégraphies sont excellentes. Comme peut le faire un Guy Ritchie (réalisateur des films « Sherlock Holmes » avec Robert Downey Jr), Matthew Vaughn utilise à merveille les slows-Motion lors de combats. Ceux-ci en deviennent ultra dynamique, passant d’un rythme très rapide à un ralentissement proche de l’arrêt et en insistant sur des détails en particulier. L’effet est tout de même truqué par un flou fort visible qui passe pour une trainée d’image comme pour montrer que l’action est trop rapide pour la caméra.

Mis à part cela, la mise en scène ne sort pas de l’ordinaire..

Le thème musical est marquant et reste en tête de nombreuses heures après le générique de fin. A l’image d’un Batman de Nolan ou d’un Avengers, il est présent d’un bout à l’autre du long-métrage et en influence sa bande originale globale. Concernant les morceaux ajoutés, ils ne sont pas nombreux et collent parfaitement bien aux scènes en questions.

 

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Le scénario ne sort pas de l’ordinaire en soi.

Un cheminement classique : Apprentissage, épreuve, action, résolution… et pourtant !

Ce qui fait le charme et la force de Kingsman, c’est le fait d’enrichir le script par de nombreux contre-pied. Il est facile d’anticiper les grandes lignes de l’histoire, mais vous serez constamment surpris par les chemins empruntés. Ces routes seront parfois ridicules, drôles, choquantes ou touchantes.

Lorsque Eggsy devra challenger ses adversaires afin de devenir le nouveau “Lancelot”, les épreuves proposées seront assez fun, bien pensées et surtout très structurantes pour l’histoire et le personnage principal. L’esprit d’équipe étant mis clairement sur un piédestal alors que la récompense finale est bien individuelle. Quitte à devoir créer des exemples… Intelligent.

La scène culte du film restant clairement celle de l’Eglise… totalement dingue !

L’humour est barré. Adieu le politiquement correct, ce film est à double tranchant, soit vous l’aimerez, soit vous le haïrez.

Il faut lire entre les lignes pour comprendre les messages qui sont passés. Qui serait capable de sacrifier son peuple afin de “soi-disant” faire une bonne action? Vous en serez étonné.

Peut-on être observé n’importe où et n’importe quand?

 

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“C’est à ses manières que l’on juge un homme.”

Pour terminer, venons-en aux acteurs. N’oubliez pas que ce film casse, les uns après les autres, beaucoup de clichés.

Taron Egerton interprète le rôle principal d’Eggsy (Pas trop difficile de ne pas voir son nom figurer sur les différentes affiches du film ?). C’est un personnage qui peut énerver. Son style rappeur cachant un jeune homme intelligent, mais torturé fera grincer pas mal de dentiers. Surtout qu’il a toutes les qualités requises pour faire un parfait espion. Globalement, les personnages n’évoluent pas vraiment tout au long du film, n’oubliez pas que malgré tout, les surprises seront de mises.

Colin Firth est génial dans la peau d’Harry Hart. Ce cinquantenaire qui marche avec élégance dans un costume sur mesure, Oxfords aux pieds, et qui démonte toutes personnes qui oseraient se mettre volontairement sur son chemin en rompant un calme olympien habituel. Il honore une dette psychologique en guidant son élève sur la route de la grandeur.

Le méchant de l’histoire est Valentine (Samuel L. Jackson qu’on ne présente plus). Sa caractéristique étant d’être habillé de la même façon que le héros et avec un défaut de prononciation. Il est machiavélique ainsi que manipulateur. Certaines scènes le concernant sont drôles. Je pense notamment à son face à face avec Barack Obama. Tuer avec humour et joie, voici son credo. Même s’il n’assume pas réellement son rôle d’ennemi, il saura se montrer intransigeant dans certaines situations.

S’il est noté comme l’un des acteurs principaux, Michael Caine serait plutôt à considérer comme secondaire. Son rôle de directeur d’agence, sous le nom de “Arthur”, est très bien interprété. Oubliez le majordome de Bruce Wayne, ici, Michael ne fait pas dans la dentelle et sera aussi dur que mystérieux.

Les autres acteurs sont globalement bien dirigés sans forcément sortir de l’ordinaire. Seul Mark Strong (jouant “Merlin”) surnagera. Petite dédicace à Mark Hamill au passage.

 

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Mon avis global : Yes yes yes ! Ce long-métrage fait mouche de bout en bout. Même s’il est long à démarrer et un peu pompeux, il monte en puissance jusqu’à ne plus redescendre. J’ai vu du Ritchie et du Tarantino en Kingsman !

Un très bon divertissement. Quelques défauts qui sont aisément occultés par de bonnes idées à foison. Un coup de génie ou un coup de chance? Ayant vu le second volet, je pencherais malheureusement plus vers la seconde option.


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