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Les Hungers Games sont des jeux organisés par « le Capitole » qui a pour but de faire régner la peur dans les 12 districts instables de l’état de Panem. Chaque année, deux adolescents sont tirés au sort dans chacun de ses districts afin de s’affronter jusqu’au dernier survivant.

Nous y suivrons les pas de Katniss et de Peeta qui devront user de tous les stratagèmes afin de survivre.

Commençons comme toujours par les Acteurs/Personnages :

 

 

Jennifer Lawrence interprète le rôle principal de Katniss Everdeen, une adolescente dont on ne connaît pas vraiment l’âge (sûrement entre 15 et 18 ans). Elle vit dans le District 12 en compagnie de sa mère, sa petite sœur Primrose et de son petit-ami Gale. La jeune femme possède un caractère bien trempé. Depuis la mort de son paternel, c’est elle qui gère le foyer familial. Son don pour la chasse lui sera très utile pour le reste de l’aventure.

Très réaliste, elle ne répond pas aux sirènes de son Don Juan qui souhaite s’évader en sa compagnie loin de ces terres hostiles. Son but est d’élever sa sœur et de redonner confiance à sa mère qui est encore traumatisée par la perte de son époux. Quand elle fera le choix de se porter volontaire afin d’éviter un avenir sordide à sa sœur, Katniss deviendra déterminée. Il faut lire à travers son arrogance pour déceler du courage, mais aussi de la peur. Elle comprendra assez vite que pour réussir sa quête, elle devra se plier à certaines règles. Celles de jouer, de plaire et de manipuler…

Grâce à cette série de films, Jennifer Lawrence est devenue une égérie. Une icône pour un bon nombre d’adolescents et de jeunes adultes. Je la trouve personnellement bien plus intéressante dans certains de ses autres longs-métrages comme Happiness Therapy et même Passengers qui sont loin d’être des chefs d’œuvre.

Pour son alter ego, nous avons Josh Hutcherson dans la peau de Peeta Mellark. Fils de boulanger, il vit également dans le douzième District. C’est un personnage assez réservé, timide et sûrement maltraité par son entourage familial. Il a secrètement un coup de cœur pour sa coéquipière.

Courageux, il s’investit pour mettre tous les éléments de son côté afin de s’en sortir indemne. Sa force physique et ses stratégies seront des atouts indéniables. Il possède également le don de créer des camouflages de très grande qualité (abusé?). Malgré tout, il sait pertinemment que ses chances sont faibles.

L’acteur est bon, mais est totalement éclipsé par la jolie Jennifer.

 

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La relation entre les deux protagonistes est d’ailleurs assez bizarre et complexe.

Au départ, elle le déteste. Des flashbacks viennent nous faire comprendre qu’il y a eu un différend entre les deux adolescents. Cette séquence reviendra à plusieurs reprises et s’enrichira de scènes supplémentaires qui changeront totalement le regard de l’un sur l’autre.

Je comprends le concept de faire croire à une possible relation amoureuse. Le public doit être attendri pour que les sponsors soient influencés. Mais je ne saisis pas vraiment les motifs d’un tel revirement. Le jeu? Plaire? Ou un réel coup de cœur? Je les aurais plus imaginés comme des amis, qui se soutiennent l’un l’autre dans des situations compliquées. Je suis perplexe, mais bon, pourquoi pas. Ça sent clairement le triangle amoureux pour les épisodes suivants. À croire que les scénaristes ont trop regardé Twilight…

Concernant les autres acteurs, pas grand-chose de plus à dire, ils jouent bien. Le producteur du show semble naïf et devient un dommage collatéral par la suite tandis que le mentor de Katniss et de Peeta est atypique, drôle et touchant à la fois. Sûrement le seul acteur qui sort de l’ombre du personnage principal.

 

Hunger Games est une parodie de jeux olympiques mélangée avec de la télé-réalité.

 

Reprenons depuis le début avant de rentrer dans le fond du débat.

Douze districts sont répertoriés comme instables. Suite à de nombreuses rebellions de leur part, l’état a décidé de les punir et d’instaurer un climat de peur en organisant chaque année les Hunger Games. La question de l’inégalité ne se pose plus. Vivant comme dans les années 20 avec de l’eau non courante et sans électricité, ceux-ci vivent pour survivre. Certains chassant afin de gagner un misérable bout de pain. D’ailleurs la différence de classe sociale est très marquée dans le film.

Quand Katniss et Peeta arrivent au Capitole, ils sont dans un autre monde. L’univers post-apocalyptique est totalement inventé et c’est génial. Nous sommes plongés dans une époque bien plus avancée que la nôtre avec un fossé technologique béant et un style de mode très particulier. Le show télévisé est géant. Beaucoup de couleurs, de paillettes. Une ambiance explosive.

Les candidats sont entraînés pendant 4 jours tout en devant se plier à des sollicitations médiatiques. Ils sont totalement remodelés afin de plaire au public et aux sponsors. Jusqu’au moment où il entreront dans le vif du sujet. Lâché dans une nature contrôlée à distance par la boîte de production. Ils se battront jusqu’à la mort (celles-ci immortalisées par un terrible coup de canon). Entre alliance, trahison, compassion… Et quelques gros raccourcis scénaristiques !

Le scénario n’est pas mauvais, je regrette juste ce manque d’explications concernant la relation entre les deux personnages principaux et une fin… énervante.

 

 

Quel est le but du Hunger Games?

Divertir dans un premier temps les habitants des districts libres. Dans un second temps, d’obliger chaque district rebelle à fournir deux enfants âgés de 12 à 18 ans et de les regarder se battre jusqu’à la mort pour leur rappeler l’épée de Damoclès qui est placée au-dessus de leur tête. L’atmosphère régnante lors de cet événement est lourde. Les enfants sont lavés et habillés de façon soigneuse et sont rassemblés, dans le silence, à l’intérieur d’une énorme cour afin de procéder au tirage au sort.

Peut-on appeler ça une dictature? Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, les personnages et l’univers sont ultra soigné. L’apparence des gens « libres » possède une signification bien précise. Premièrement, on est dans une réalité alternative à laquelle on ne peut pas se projeter. Secondement, montrer la démesure de l’état qui se répercute sur son peuple.

Comme je le disais tout à l’heure, le scénario utilise des raccourcis très visibles. Dans l’arène, le studio de production fait littéralement ce qu’il veut. Si l’un des candidats perd son chemin et sort de la zone, il est redirigé au bon endroit par une manipulation de l’environnement. Pourquoi pas, mais quel but de rajouter des bêtes ou des boules de feu mis à part pour faire le spectacle? Idem pour la toute fin du film.

Et que dire du fait que la présentatrice accepte sans broncher le choix de Katniss d’être volontaire à la place de sa sœur cadette? Incompréhensible et trop facile. Le drapeau de l’inspiration était en berne pour les scénaristes, ce n’est pas possible autrement…

Sinon joli clin d’œil de la broche en forme de geai qui est repris comme chant de ralliement au cœur de la forêt. J’ai beaucoup aimé également deux scènes avec Jennifer Lawrence. L’une où elle plante un couteau entre les doigts de son mentor afin de lui montrer sa colère alors que la présentatrice a leur côté s’inquiète plus pour l’état de la table. Et la seconde lorsqu’elle passe devant les sponsors et qu’elle attire leur attention en tirant une flèche dans la bouche du cochon grillé sur l’une des tables du banquet.

Il y a de bonnes idées.

 

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Concernant la réalisation, en soi, ça ne sort pas de l’ordinaire.

Le parti pris de filmer de nombreuses scènes en caméra épaule peut être gênant, car le cadre tremble pas mal sur de nombreuses séquences. Au niveau des couleurs, encore une fois la séparation entre le peuple et les districts est ultra marqué. D’un côté des teintes plutôt froide et sombre alors que de l’autre c’est extrêmement chatoyant, éclatant avec des couleurs chaudes. Certains effets spéciaux sont ratés, je pense notamment au feu lors de la parade et dans la forêt. Concernant l’effet psychédélique suite aux piqûres de guêpes, c’est convainquant, mais sans plus. Globalement ce n’est pas très bien maîtrisé ni très intéressant à identifier.

Pour terminer, la bande originale ne sort pas non plus de l’ordinaire. Je n’ai pas de thème en tête et c’est dommage, car tout grand film possède une mélodie bien identifiable. Malgré tout, l’utilisation de notes stridentes par dessus des séquences d’action choquante est intéressante (Influence Christopher Nolan?). L’ambiance est bien retranscrite et crédible. La version française est de qualité et ça fait du bien.

Globalement, ça souffle le chaud et le froid. Ça alterne moments forts et déception.

Les acteurs sont très bons, mais le scénario n’est pas abouti. Je n’oublie pas que ce film est destiné aux adolescents et aux jeunes adultes. Toutefois, la révélation de l’actrice que sera Jennifer Lawrence est importante et le fond du débat est très intéressant.

J’attends plus de ce genre de film. Peut-être trop.


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